Yann Quénet boucle son tour du monde réalisé avec un voilier fait maison

Yann Quenet is pictured off Trebeurden coasts, western France on August 2, 2022, as he completes his world tour with stopovers on his 4-meter boat
DAMIEN MEYER / AFP Yann Quenet is pictured off Trebeurden coasts, western France on August 2, 2022, as he completes his world tour with stopovers on his 4-meter boat "Baluchon". - It took him 3 years to complete his world tour with this ship costing less than 4000 euros. (Photo by DAMIEN MEYER / AFP)

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Yann Quenet, photographié au large des côtes de Trébeurden, dans l’ouest de la France, mardi 2 août , alors qu’il achève son tour du monde avec escales sur son bateau de 4 mètres.

VOILE - Arrivée définitive prévue samedi à Saint-Brieuc. Le navigateur breton Yann Quénet est arrivé ce mardi 2 août au soir à Trébeurden (Côtes-d’Armor), bouclant ainsi un tour du monde de trois ans à bord d’un voilier d’à peine quatre mètres, « Baluchon », conçu et construit par ses soins pour 4 000 euros.

Après un soleil magnifique et une mer d’huile l’après-midi, le petit navire a fait son entrée vers 19 h 00 au port de Trébeurden dans une épaisse brume de chaleur. Son bateau amarré, Yann Quénet a mis pied à terre, pieds nus, après une dernière navigation depuis les Açores qu’il avait quittés le 12 juillet.

Interrogé sur la portée de son exploit sur une coque de noix, construite en 400 heures, sans moteur et dépourvue de communication avec la terre, il a relativisé la performance, expliquant : « c’était un vieux rêve et j’ai réalisé mon rêve », avant d’aller rejoindre ses amis.

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Il doit maintenant rejoindre son port d’attache, Saint-Brieuc, véritable terme de son tour du monde, samedi en début d’après-midi. Avant cela, Yann Quénet devait recevoir mercredi la visite d’un autre grand marin, Olivier de Kersauson, qu’il a rencontré durant son escale en Polynésie.

Un voyage démarré en 2019 et perturbé par le Covid-19

Sur ses derniers milles, une vingtaine d’embarcations avaient escorté « Baluchon ». Yann Quénet, barbu comme à son habitude, est apparu souriant et détendu. Le torse émergeant du roof de son bateau progressant à « environ trois milles » vers le port, le marin a répondu avec une constante placidité aux exigences des photographes comme aux brèves questions lancées à distance par les journalistes embarqués sur d’autres navires.

« Un peu triste » de voir ce tour du monde s’achever mais « heureux en même temps » de ce retour parmi les siens, a-t-il concédé à l’AFP. « On va maintenant repartir sur de nouveaux projets », a-t-il promis.

Parti au printemps 2019, le jeune quinquagénaire a traversé l’Atlantique, puis le Pacifique jusqu’aux îles Marquises. Après Tahiti et la Nouvelle-Calédonie, le marin avait prévu de faire escale en Nouvelle-Zélande et en Australie mais la pandémie en a décidé autrement : en raison de la fermeture des frontières, « Baluchon » a dû faire route directement de Nouméa jusqu’à la Réunion, soit 77 jours de mer, en longeant l’Australie par le nord.

Défi parmi les défis dans cette traversée au long cours : les réserves d’alimentation et surtout d’eau. À chaque départ, le cockpit était bordé de bidons d’eau au milieu desquels Yann Quénet trouvait juste la place de s’allonger. En l’absence de dessalinisateur, « je me suis rationné à deux litres d’eau par jour », précisait-il en cours de voyage.

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