Yémen La guerre continue, la faim gagne

Libération.fr

Plus de deux ans après le début de l’intervention militaire saoudienne, l’ONU a organisé une conférence des donateurs, mardi à Genève. Dans ce pays détruit par les bombes de la coalition arabe, soutenue notamment par la France, la famine menace.

«Un succès remarquable.» C’est ainsi que le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a qualifié la première conférence des donateurs sur le Yémen qui s’est tenue mardi à Genève. Après plus de deux ans de guerre et de bombardements, alors que la famine menace et qu’aucune solution politique n’est envisagée, la communauté internationale s’est engagée à donner 1,1 milliard de dollars (plus d’1 milliard d’euros). Les Nations unies avaient lancé un appel pour récolter 2,1 milliards de dollars en début d’année.

Comment la guerre a-t-elle commencé ?

Il faut remonter à l’échec de la transition politique, au lendemain de la révolution du printemps arabe de 2011, pour comprendre comment la crise a dégénéré. Une solution, négociée par l’Arabie Saoudite (sunnite), aboutit alors au départ du dictateur yéménite Ali Abdallah Saleh (au pouvoir depuis près de quarante ans) et à son remplacement par son vice-président, Abed Rabbo Mansour Hadi. Profitant de la fragilité du nouveau pouvoir, les zaïdistes (branche du chiisme), regroupés sous l’autorité d’Abdel Malek al-Houthi (d’où leur nom de «Houthis»), s’emparent de la province de Saada dans le nord du pays et marchent sur la capitale, Sanaa. Ils en prennent le contrôle en septembre 2014 puis obligent le président Hadi à fuir, d’abord vers Aden, puis à l’extérieur du pays. Les rebelles sont rejoints par des groupes de l’armée restés fidèles au dictateur évincé Saleh, en quête de revanche. Ils poursuivent leur prise du pays jusqu’à contrôler près de 80 % du territoire.

Le 25 mars 2015, l’Arabie Saoudite et les autres pays arabes du Golfe lancent l’opération «Tempête décisive» contre les rebelles houthis. L’offensive a été appuyée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Frappes en Irak et en Syrie: Ankara affirme avoir informé ses alliés
Attaque au gaz sarin : Damas est responsable, selon un rapport français
L'arbitraire juridique au Venezuela dénoncé par Amnesty
La Chine demande aux Etats-Unis de stopper leurs exercices en Corée du Sud
L’UE accentue la pression sur la Hongrie, Orban rejette des «préjugés»

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages