Yémen: le gouvernement s’engage à « rétablir la stabilité » dans le pays

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Le nouveau cabinet tenait sa première réunion jeudi 31 décembre au lendemain de l’attaque qui a fait au moins 26 morts sur l’aéroport d’Aden, la grande ville du sud du Yémen.

Mercredi 30 décembre, une série d’explosions semait la mort sur l’aéroport d’Aden, au moment même où les ministres du nouveau gouvernement atterrissaient dans la capitale provisoire du Yémen.

Après une minute de silence en hommage aux victimes, le premier Conseil des ministres s’est tenu le 31 décembre. L’occasion pour le chef du gouvernement, Maïn Saïd, d’affirmer que les premières conclusions de l’enquête désignaient les Houthis comme responsables de l’attaque qui n’a toujours pas été revendiquée.

Mouvement chiite rebelle soutenu par l’Iran, les Houthis contrôlent depuis des années de vastes territoires du Yémen. Ni les bombardements de la coalition commandée par l’Arabie saoudite ni les différentes tentatives de médiations n’ont permis de mettre un terme à ce conflit qui a plongé le pays déjà pauvre dans une terrible catastrophe humanitaire.

C’est pour afficher un front uni contre les rebelles houthis, qu’un nouveau gouvernement a été formé en décembre. Il rassemble les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale et les séparatistes du sud Yémen, une alliance régulièrement secouée par des crises ces dernières années.