Xi Jinping imagine une «Grande Muraille de fer» dans le Xinjiang

Libération.fr
Xi Jinping suivi de caciques du parti, au Palais de l'assemblée du peuple, mercredi.

Le président chinois a affiché sa fermeté vendredi lors d'une visite dans la province frappée par des violences interethniques et la montée du terrorisme islamique.

Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2013, Xi Jinping a effectué ce vendredi une visite officielle dans le Xinjiang. La province, peuplée par 20 millions d’Ouïghours turcophones et musulmans, est frappée par des tensions avec la majorité ethnique Han et les attaques meurtrières qui se sont multipliées ces dernières années. Des attaques constamment attribuées par Pékin à l’islamisme ouïghour, menace qu’elle brandit pour justifier chaque trouble dans la région. En marge de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire qui se tient actuellement à Pékin, le président chinois a fait part de son inquiétude et a préconisé, en métaphore, la construction d’une «Grande Muraille de fer» pour protéger le Xinjiang. Comme pour réaffirmer l’autorité de Pékin dans la province qui bénéficie pourtant du statut de «région autonome» et intensifier sa répression sur la minorité ouïghoure. 

Toujours à l’occasion de cette visite dans le Xinjiang, Cheng Guoping, commissaire d’Etat au contre-terrorisme et la sécurité du Parti communiste chinois, a affirmé que le séparatisme islamiste représentait le défi le «plus important» pour la stabilité du pays, incriminant directement le Parti islamique du Turkestan (PIT). Proche d’Al Qaeda, le PIT est un mouvement ouïghour radicalisé installé au Pakistan, pays frontalier du Xinjiang, et responsable de plusieurs attaques dans la province avant de s’étendre sur et en dehors du territoire chinois. La semaine dernière, Pékin était pour la première fois directement visée par des jihadistes de l’Etat islamique. Dans une vidéo d’une trentaine de minutes, un court passage est destiné à la Chine, dans lequel des combattants ouïghours promettent de «verser des rivières de sang» sur le territoire chinois. D’après les autorités chinoises, plusieurs centaines de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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