Pour Xavier Bertrand, les Français ne «veulent pas de la victoire de Mélenchon, ni les pleins pouvoir de Macron»

Jacques Witt / SIPA

Invité sur BFM, le président de la Région des Hauts-de-France a livré ses analyses sur le scandale du stade de France, la défense du gouvernement face à ces agissements, mais aussi le programme de la droite et du centre pour les législatives.

Xavier Bertrand est d’abord revenu sur le fiasco du stade de France et a vertement fustigé les explications du gouvernement : « Pourquoi ne parle-t-on pas de ce qui s’est passé au-delà des billets et des supporters anglais ? Des bandes venues pour détrousser et agresser des supporters ? Pourquoi ont-ils autant de mal avec cela ? Evidemment que c’est du déni. »

Il a ajouté que « le président va parler santé, éducation, mais pourquoi ne parle-t-il pas de sécurité ? Le pouvoir d’achat est le premier sujet des Français, mais l’insécurité n’a pas disparu. La France n’est pas devenue un pays calme. Je ne vois pas pourquoi il n’y a pas une réponse pénale à la hauteur de ce qu’il s’est passé l’autre jour. » Pour lui, « les Anglais ont bon dos », déclarant qu’ « il y a eu des faux billets, mais le problème sont ceux qui sont venus dépouiller. C’est cette impunité qu’il faut casser. »

« Ils n’ont pas peur. Les peines de travaux d’intérêt général, il faut douze mois pour qu’elles soient enclenchées…»

Face à la défense du gouvernement, lequel a mis en avant les faux billets et l’attitude des supporters anglais, Xavier Bertrand s’est insurgé : « Ce n’est pas une banale affaire de pickpocket, il y a eu des violences. Il y a eu une condamnation à de la prison ferme avec mandat de dépôt, une seule. Des vols avec violence, en réunion, cela peut aller jusqu’à deux ans, voire cinq ans de prison. » Il a ensuite enfoncé le clou : « Ces bandes ne sont pas venues par hasard. Il faut appliquer les sentences prévues par la loi et pour les récidivistes, les agresseurs de policiers, pompiers, gendarmes, d’élus, une peine minimum d’un an, sans sursis. » Il a redit son souhait de vouloir durcir les peines : « Ils n’ont pas peur. Les peines de(...)


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