Xénophobie. Au Chili, les affaires de Vénézuéliens brûlées lors d’une marche anti-immigration

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5 000 personnes ont protesté à Iquique, dans le Nord du Chili, contre l’immigration irrégulière. Une manifestation qui s’est terminée par une scène choquante : les affaires de Vénézuéliens sans-abri brûlées.

C’est “une des scènes les plus inhumaines vues dernièrement au Chili”, écrit El País : une manifestation anti-immigration a donné lieu à un brasier où ont été brûlées “les rares possessions d’un groupe de Vénézuéliens sans abri”, samedi 25 septembre à Iquique. “Tentes, matelas, vêtements, jouets pour enfants […] et papiers” ont brûlé à l’issue d’une manifestation spontanée, dans cette ville située dans le désert d’Atacama.

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5 000 habitants se sont mobilisés au travers des réseaux sociaux, suite à des altercations violentes vendredi entre des familles de migrants qui avaient monté des tentes sur une place de la ville et la police venue les déloger. Les manifestants entendaient dénoncer “la présence incontrôlée d’étrangers et le manque de contrôle […] à la frontière”, résume El País. C’est à un coin de rue qu’un groupe de Chiliens a allumé le brasier et s’est mis à y jeter les affaires d’une dizaine de familles vivant dans un espace public, qui avaient pu trouver refuge auparavant.

Crise humanitaire

Porte d’entrée du pays par voie terrestre, le Nord du Chili est confronté à une “crise humanitaire et sanitaire” liée à la forte hausse des arrivées irrégulières d’étrangers ces dernières années. Les entrées irrégulières

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