WWF : quand une ONG de protection de la nature est accusée de violer les droits de l'homme en Afrique centrale

France 2
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L'affaire a éclaté en 2017, révélée par une ONG britannique, Survival International. En 2016, des gardes forestiers encadrés par le WWF ont été accusés de torture, de viol et de meurtre par des membres de la communauté baka, en Afrique centrale. Dévouée depuis soixante ans à la défense de la planète, l'organisation au panda se serait-elle égarée en chemin ?

Ces écogardes sont formés par le WWF (ou Fonds mondial pour la nature) pour le compte des gouvernements. Ce sont des équipes chargées de surveiller les zones protégées comme le parc national de la Salonga, en République démocratique du Congo, ou l'aire de Messok Dja, au Congo-Brazzaville. Ils ont en particulier pour mission de lutter contre le braconnage des éléphants. Le trafic d'ivoire en tuerait de 20 000 à 30 000 par an, selon le WWF.

"Pour certains, les éléphants sont plus importants que la vie des personnes"

L'uniforme et le port d'arme peuvent-ils expliquer que certains écogardes se soient crus autorisés à commettre des abus ? Fiore Longo, présidente du bureau France de Survival, a enquêté sur place et filmé des dizaines de témoignages glaçants. "Ils nous traitent comme des animaux", lui ont rapporté des membres de l'ethnie baka, un peuple autochtone qui vit principalement des ressources de la forêt et de la chasse, notamment d'éléphants. A ce titre, ils auraient été perçus comme des braconniers. Selon Fiore Longo, "ils se rendent bien compte que [pour certains écogardes du WWF] leur vie vaut moins que celle (...)

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