« Wonder Woman 1984 » : l’amazone est tombée de son cheval

Par Philippe Guedj
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Gal Gadot dans Wonder Woman 1984
Gal Gadot dans Wonder Woman 1984

En matière de films de super-héros ou d'adaptations de comics, on pensait avoir touché le fond en 2019 (X-Men Dark Phoenix, Shazam, Hellboy? une belle brochette de bras cassés), véritable annus horribilis du genre. Eh bien, non ! Il était manifestement possible de creuser encore et Wonder Woman 1984 le prouve. Disponible en « achat digital » dès ce 31 mars* (puis le 7 avril prochain en VoD, DVD et Blu-ray), le blockbuster de Patty Jenkins symbolise plus qu'à son tour l'effondrement catastrophique des compétences à Hollywood pour fabriquer du rêve à gros budget. Nos utopies du XXIe siècle naissant, quand X-Men de Bryan Singer et Spider-Man de Sam Raimi nous laissaient croire en une ère de merveilles nouvelles, restent désespérément piétinées par une succession de navets. Et ce ne sont pas les bottes d'une miss Wonder à la pile déjà molle qui inverseront la tendance.

Après un premier volet très imparfait, en 2017, on attendait pourtant avec une vraie curiosité cette suite des aventures de l'amazone mythologique et féministe star de DC Comics, cette fois plongée au c?ur des années 1980. À l'automne dernier, nous voulions tant y croire, à cette petite bulle de champagne bleu, rouge et or, annoncée par des bandes-annonces plutôt bien troussées sur fond d'un tonitruant remix du « Blue Monday » des New Order. Le film devait sortir à Noël, les exploitants comptaient bien rouvrir pour les fêtes, on enterrerait 2020 en fanfare et tout plein d'espoir avec Gal Gadot e [...] Lire la suite