Wilders veut interdire le Coran aux Pays-Bas

Dans des Pays-Bas en pleine campagne pour les législatives du 15 mars, Geert Wilders se voit déjà Premier ministre. Le leader d’extrême-droite, deuxième dans les sondages, réaffirme ses positions anti-islam.

Wilders veut fermer toutes les mosquées de Hollande. Fin février, il a traité une partie des Marocains vivant dans le pays de « racaille » dont il faut se débarrasser. Il s’en prend désormais au livre saint de l’Islam.

« Je préférerais qu’il n’y ait pas le Coran aux Pays-Bas dans la mesure où nous avons interdit “Mein Kampf”. Cela peut sembler hautement symbolique mais cela aurait un effet important », assure Geert Wilders. « Si notre pays avait une politique d’immigration plus dure que les autres pays, alors les immigrés iraient dans les autres pays. »

Ce dimanche, des groupes musulmans ont organisé une journée contre l’islamophobie dans une mosquée d’Amsterdam. Pour les opposants de Geert Wilders, le problème des Pays-Bas, ce ne sont pas ses immigrés, ce ne sont pas les musulmans. C’est tout simplement le chômage.

« La première crise du capitalisme remonte à 2008. Avec le chômage en augmentation, on a vu les opportunités d’emploi diminuer », dit Rudi Kunzel, professeur à la retraite. « Alors les gens ont raison d‘être en colère mais il ne faut pas que cette colère s’exerce contre les minorités. »

Geert Wilders recueillerait environ 15 % des intentions de vote, juste derrière l’actuel Premier ministre Mark Rutte du parti libéral-démocrate. Mais même en cas de victoire, du fait d’un scrutin à la proportionnelle, il ne serait pas assuré de gouverner. À moins d‘établir une alliance avec Mark Rutte, qui se refuse à le faire.

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