Wilders déteint sur la campagne

Libération.fr

Après cinq ans d’une coalition atypique, quelle sera la place du leader du parti xénophobe PVV, dont il est le seul membre ?

Geert Wilders, l’homme qui demande l’interdiction du Coran, la fermeture des mosquées et celle des frontières aux ressortissants de pays musulmans, pourrait-il gouverner bientôt les Pays-Bas ? Cette question, au centre des élections législatives de mercredi, tient l’Europe en haleine. Pourtant, ce scénario est peu probable. Son Parti de la liberté (PVV) est à 13 % dans les sondages, derrière les libéraux-démocrates du Premier ministre, Mark Rutte (16 %). Mais déjà, tous les partis ont annoncé qu’ils refuseraient de former une coalition avec le PVV.

Aux Pays-Bas, le système électoral est proportionnel : chaque formation obtient un nombre de sièges correspondant à son score, sans seuil minimum - 60 000 votes pour un des 150 sièges de la Chambre basse du Parlement. Il en faut donc 76 pour avoir la majorité. «Par le passé, on avait des grands partis qui recueillaient entre 30 et 35 % des votes. Mais les libéraux-démocrates, chrétiens-démocrates et travaillistes ont décliné et sont passés sous la barre des 20 %, détaille Sarah de Lange, politologue à l’université d’Amsterdam. Cette année, former une coalition à quatre ou cinq partis va demander beaucoup de compromis.»

Dégringolade. Geert Wilders ne perd pas espoir. «Mark Rutte va finir par revenir sur ses engagements. Il est sous pression, assurait-il, confiant, devant des journalistes début mars. J’espère qu’on sera assez fort dans les urnes pour qu’ils ne puissent pas nous ignorer.» Les libéraux-démocrates ont déjà tenté de gouverner avec Wilders entre 2010 et 2012 - un échec. De nouvelles législatives ont mis au pouvoir deux partis idéologiquement opposés : les travaillistes du PVDA et le VVD de Rutte, resté Premier ministre. Toujours en place, ce gouvernement atypique a dû faire face aux conséquences de la crise économique. Les travaillistes ont été contraints de céder sur les politiques (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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