«Whitney», diva à tout-va

Libération.fr

Spirale. Ni sensationnel ni mièvre, le documentaire de Kevin Macdonald peint généreusement le portrait de l’icone pop des années 80.

Qu’attendre d’un documentaire sur Whitney Houston, la diva r’n’b dont les tubes produits en quantité astronomique formèrent l’une des bandes-son des années 80 ? Qu’il la replace dans le contexte de pop culture qui l’a vue naître, dise quelque chose de sa nouveauté, et serre au plus près l’alchimie qui fit d’elle la chanteuse de tous les records. Whitney, le documentaire de Kevin Macdonald, ne fait pas tout à fait cela, mais il livre un récit de vie très documenté, globalement dénué de tout sensationnel ou de mièvrerie. Son intérêt principal réside dans l’accès dont a bénéficié le réalisateur à l’entourage des très proches de la star, proches ultra-candides qui souvent, remarque-t-on en lisant leur nom et qualités à l’écran, étaient des membres de sa famille ainsi que des salariés.

Cet état de fait raconte déjà quelque chose de tristement répétitif dans la qualité de cercles un peu anthropophages entourant des stars parvenues là où elles sont d’abord pour combler les manques et satisfaire les envies de ceux qui les ont élevées. Les autres éléments classiques du récit d’ascension et de déchéance de pop star sont (hélas) au rendez-vous (maltraitance enfantine cachée, apparence de famille unie, spirale de drogue…) mais ce qui fait de Whitney Houston un cas à part, c’est son attrait transversal, sa popularité mainstream reçue de manière parfois compliquée dans la communauté noire au mitan des années 80. Le film s’ouvre d’ailleurs par un montage habile faisant succéder à un catalogue d’images dégoulinant de clinquant eighties (pubs Coca-Cola, discours de Reagan, vidéos de Whitney…) des archives en noir et blanc d’émeutes à Newark, la ville majoritairement afro-américaine et pauvre du New Jersey où a grandi la star. Si le documentaire ne poursuit pas dans cette veine, y sont quand même rappelés le jalon que fut Bodyguard (l’un des premiers (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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