Whirlpool : Macron accueilli par des sifflets et "Marine présidente"

AFP PHOTO / POOL / Eric FEFERBERG

Emmanuel Macron a eu droit mercredi à un accueil houleux, entre sifflets et “Marine présidente”, sur le site Whirlpool d’Amiens, où Marine Le Pen s’était rendue dans la matinée.

Le candidat d’En Marche!, qui a rencontré l’intersyndicale du site dans la matinée, a tenté d’aller à la rencontre de salariés mais a reçu un accueil agité, d’autant que la forêt de caméras empêchait un contact direct. Plusieurs militants FN étaient également présents, dont Eric Richermoz, secrétaire départemental du FN.

Pendant de longues minutes, Emmanuel Macron a tenté de parler aux salariés, en vain. Il a ensuite réussi à rejoindre un groupe de syndicalistes et la presse a été mise à l’écart. Toutefois, le candidat d’En Marche! a diffusé la séquence de dialogue, en direct sur Facebook Live.

“Je reviendrai pour rendre compte”
“Le redressement de la France va prendre du temps (…) Je reviendrai pour rendre compte. Je suis au second tour, je peux m’engager sur des choses” a dit Emmanuel Macron.
“Je me suis engagé à appliquer durement la loi. Je ne prends pas l’engagement de nationaliser, de vous sauver avec l’argent public (…) On ne peut pas interdire les licenciements. On peut se battre pour qu’il y ait un repreneur”. 





Visite surprise de Marine Le Pen quelques heures plus tôt
Dans la matinée, son adversaire, Marine Le Pen, avait effectué une visite surprise sur ce site pendant qu’Emmanuel Macron s’entretenait avec les syndicats à quelques kilomètres de là. Tout sourire, elle avait effectué des selfies avec des salariés. Selon plusieurs sources, des militants FN sont ensuite restés sur le site pour attendre l’arrivée de l’ancien ministre de l’Economie.


 

Whirlpool Amiens : bientôt délocalisée en Pologne, plus de 600 emplois menacés
L’usine Whirlpool d’Amiens fermera en juin 2018, dans un bassin d’emploi déjà durement touché. Au total, quelque 290 salariés, auxquels s’ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant pour les plastiques, Prima, installé sur le site même de l’usine, risquent d’être licenciés par le numéro deux mondial du gros électroménager.
Le 24 janvier, les syndicats avaient accueilli douloureusement l’annonce de la fin de la production de sèche-linges à Amiens au profit de Lodz (Pologne) appelée à devenir “le point central” de la nouvelle plateforme de production de sèche-linges pour la région Europe, Afrique et Moyen-Orient du géant américain. Objectif déclaré: bénéficier de “plus fortes économies d’échelle” et ainsi “sauvegarder sa compétitivité” dans un contexte “de plus en plus concurrentiel”.