Avec WhatsApp, cette ONG veut inciter à aller voter à la présidentielle

·3 min de lecture
Capture d'écran du
Capture d'écran du

POLITIQUE - Comment faire (re)venir aux urnes ceux qui désertent l’isoloir? C’est la question que se pose, sous forme de défi, l’ONG “A voté”. Cette association “apartisane de défense des droits civiques”, selon les termes de son co-président Dorian Dreuil, a été créée dans la foulée des élections régionales de 2021, marquées par une abstention record, notamment chez les jeunes.

Et ce mardi 11 janvier, elle lance avec l’application WhatsApp un “partenariat inédit” visant à inciter les plus jeunes à aller voter en avril prochain. Une opération à laquelle participent les journaux 20 Minutes et Ouest France.

Dans le viseur de ces activistes de la participation électorale, le sujet de la mal-inscription, “qui touche 7,6 millions de citoyens, auxquels s’ajoutent entre 3 et 4 millions de non-inscrits”. Ce qui représente pas moins de 25% du corps électoral. Et c’est, entre autres, auprès de cette catégorie de la population que la célèbre messagerie et “A voté” entendent principalement agir.

“Service personnalisé”

Comment? En lançant sur l’application un “chatbot” (soit un robot de discussion en bon français) qui permettra aux utilisateurs qui en font la démarche d’obtenir toutes informations utiles relatives au vote.

Soit “un service personnalisé aidant à vérifier en quelques clics que les utilisateurs sont correctement inscrits sur les listes électorales, s’assurer qu’ils n’ont pas été radiés depuis les dernières élections, effectuer les démarches nécessaires pour modifier leur inscription le cas échéant et mettre en place une procuration ou retrouver l’adresse de leur bureau de vote, en les redirigeant vers les pages dédiées du site internet officiel de l’administration française”, promettent les deux entités dans un communiqué.

Concrètement, ceux qui le souhaitent peuvent envoyer “Bonjour” au numéro +33 6 22 26 69 50 ou alors (en version web) en cliquant sur ce lien. Une séquence de questions/réponses se met ensuite en place. Année de naissance, département de résidence... l’utilisateur est invité à répondre à plusieurs questions, auxquelles le “bot” apportera les réponses adaptées en temps voulu, comme la date limite pour faire une procuration par exemple.

Capture d'écran du
Capture d'écran du

“Chez Meta, c’est dans notre ADN que de donner la voix au plus de monde possible. Ça fait plusieurs années qu’on travaille, et dans plusieurs pays, sur le sujet de la participation aux élections, que ce soit sur Facebook ou sur Instagram avec des rappels réguliers etc. Ça nous semblait naturel de participer”, explique l’entreprise au HuffPost, qui assure qu’elle ne fera rien des données que les utilisateurs voudront bien transmettre. Autre ligne rouge: aucun élément relatif aux programmes des candidats ne sera disponible.

“L’idée c’est de travailler sur le parcours de vote, pas de rentrer dans des considérations politiques”, précise Flore Blondel-Goupil, co-présidente de l’ONG. Objectif affiché par cette dernière: “toucher si possible un million d’utilisateurs”. Cette initiative, qui bénéficie de l’appui de l’actrice Anna Mouglalis, vue notamment (ça ne s’invente pas!) dans Baron noir , servira également au moment des élections législatives prévues au mois de juin. Un scrutin où l’abstention est généralement encore plus importante que pour la présidentielle.

À voir également sur Le HuffPost: Le plaidoyer de Mélenchon pour les urnes (et contre ceux qui ne votent pas)

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles