Webb, le plus grand télescope spatial jamais construit, raconté par les scientifiques français qui l’ont fait

·1 min de lecture
The Conversation
The Conversation

Cette fois, ça y est ! Le télescope James Webb Space Telescope, ou « Webb », est à Kourou et va être lancé par une fusée Ariane 5 le 24 décembre [la date de lancement peut encore changer, NDLR]. Oui, c’est avec un retard de plus de 10 ans par rapport aux premières estimations ! Oui, son coût a été multiplié par 10 ! Mais la moisson scientifique s’annonce exceptionnelle.

Le Webb va permettre de sonder des zones du cosmos vierges d’observations, grâce à son miroir de 6,5 mètres de diamètre, le plus grand jamais déployé dans l’espace, et ses quatre instruments observant dans l’infrarouge : NIRCam, NIRISS, NIRSpec et MIRI (les consonances en « IR » viennent de l’« infrarouge »).

Explication de l'instrument Miri. © CNRS

Webb, mission phare de la Nasa et des agences spatiales européenne (ESA) et canadienne (CSA), va prendre le relais du télescope spatial Hubble pour observer plus loin dans l’Univers. Vitesse de la lumière oblige, il regardera ainsi plus tôt dans l’histoire, jusqu’aux moments où les premières galaxies et les premières étoiles se sont formées. Mais il va aussi relayer le télescope spatial infrarouge Spitzer pour aller sonder les atmosphères d’exoplanètes, les étoiles et les systèmes planétaires en formation, l’évolution des galaxies…

Fomalhaut est l'étoile la plus brillante de la constellation du Poisson austral. Elle est entourée d'un disque de débris et de poussières. À gauche, limage obtenue par le télescope spatial Spitzer, à droite, une simulation d'une observation typique attendue avec le Webb. © Andras Gaspar
Fomalhaut est l'étoile la plus brillante de la constellation du Poisson austral. Elle est entourée d'un disque de débris et de poussières. À gauche, limage obtenue par le télescope spatial Spitzer, à droite, une simulation d'une observation typique attendue avec le Webb. © Andras Gaspar

En somme, tous les domaines de l’astrophysique vont en bénéficier. Nous faisons partie des plus de 1.200 scientifiques de 14 pays à avoir contribué au développement du JWST. En France, nous avons surtout participé au développement de l’instrument Miri, le seul des quatre instruments qui opère dans le domaine de l’infrarouge dit « thermique ». Observant dans les longueurs d’onde entre 5 et 28 micromètres, il sera le plus à même à observer le gaz...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles