Sur le Web, l’intimité plein écran

Libération.fr

Le journal est-il encore intime s’il est partagé ? Le récit de soi lorsqu’il est diffusé à des communautés pose des questions de vie privée. Cette «chambre à soi» numérique a proliféré sur Internet depuis les blogs de LiveJournal, des antiquités par rapport à des sites spécialisés comme Monkkee, ou aux newsletters, directement envoyées par mail. Le journal intime a pris la forme chez certains représentants (souvent des filles) de la génération Z d’un storytelling plus visuel que littéraire sur des plateformes sociales comme les applications SnapChat ou Instagram. Un podcast, Radio Diaries, a ainsi permis à Majd Abdulghani, une jeune Saoudienne, de chroniquer son quotidien de 19 à 21 ans. YouTube a aussi constitué une chambre d’écho et un lieu d’expression privilégié pour l’ado anglaise Zoe Sugg et sa chaîne Zoella créée en 2009, qui cumulait 540 millions de visiteurs fin 2015. Depuis, elle en a fait une série de best-sellers, Girl Online, premier roman anglais le plus vendu de tous les temps au Royaume-Uni. Tout comme, en France, la youtubeuse beauté EnjoyPhoenix (Maria Lopez de son vrai nom) qui publiait en 2015 EnjoyMarie sous forme de journal intime. Preuve que la notoriété virtuelle ne crache pas non plus sur un bon succès en librairie.

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