Washington veut des "garde-fous" dans ses relations avec Pékin

·2 min de lecture
WASHINGTON VEUT DES "GARDE-FOUS" DANS SES RELATIONS AVEC PÉKIN

par Michael Martina, Yew Lun Tian et David Brunnstrom

WASHINGTON/PÉKIN (Reuters) - La sous-secrétaire d'État américaine Wendy Sherman fera clairement savoir à la Chine lors de prochaines discussions que Washington accueille favorablement la concurrence avec Pékin, mais que des règles du jeu équitables et des garde-fous sont nécessaires pour éviter qu'elle ne dégénère en conflit, ont déclaré samedi des hauts responsables américains.

Ces responsables, lors d'un briefing avant des entretiens entre Wendy Sherman et le conseiller d'Etat chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi, à Tianjin, ont estimé que les deux première économies au monde avaient besoin de trouver une façon responsable de gérer leur rivalité.

"Elle va souligner que nous ne voulons pas que cette concurrence féroce et soutenue dégénère en conflit", a déclaré un membre de l'administration américaine avant ce qui constituera le premier contact en face à face de haut rang entre Washington et Pékin depuis des mois.

"Les États-Unis veulent s'assurer qu'il y a des garde-fous et des paramètres en place pour gérer la relation de manière responsable", a-t-il ajouté.

Wendy Sherman doit atterrir dimanche à Tianjin, au sud-est de Pékin, et y restera jusqu'à lundi.

Dans la foulée de ce déplacement, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin se rendra la semaine prochaine à Singapour, au Vietnam et aux Philippines, et le secrétaire d'État Antony Blinken en Inde, signe des efforts américains alors que la Chine défie l'influence de Washington en Asie.

Les pourparlers entre Wendy Sherman, n°2 du département d'État, et Wang Yi, feront suite à plusieurs mois de tensions entre les deux pays depuis leur première réunion diplomatique de haut niveau sous l'administration du président Joe Biden, en mars.

Des responsables chinois ont publiquement fustigé les États-Unis lors de cette réunion en Alaska, les accusant d'hégémonie, tandis que les responsables américains ont accusé la Chine de démagogie.

Si les discussions de Tianjin se déroulent correctement, elles pourraient ouvrir la voie à une rencontre entre Joe Biden et le président chinois Xi Jinping plus tard cette année, potentiellement en marge du sommet du G20 en Italie programmé fin octobre.

(Reportage Michael Martina et David Brunnstrom à Washington, Yew Lun Tian à Pékin; version française Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles