Washington et Riyad très chaleureux en affaires

Libération.fr

Le petit prince a du mal à retenir un sourire extasié. Pour Mohamad Ben Salman, 32 ans, vice-prince héritier d’Arabie Saoudite, la photo avec Donald Trump est une consécration. La rencontre, mardi à Washington, entre le plus jeune des fils du souverain saoudien et le président américain a été qualifiée par un proche du prince de «tournant historique».«La chaleur de la réunion a brisé le froid glacial sévissant sur la côte Est américaine», lit-on dans le quotidien pro-saoudien Al-Hayat.

Les Saoudiens se sont singularisés en affichant leur optimisme vis-à-vis de la présidence Trump. Réjouis de la fin de l’ère Obama, qui avait privilégié l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, grand rival du royaume wahhabite, ils ont été parmi les premiers à envoyer des émissaires à Washington.

Le prince et le Président auraient discuté affaires, selon la Maison Blanche. Les programmes, qui concernent l’énergie, les infrastructures et la technologie, impliqueraient des investissements saoudiens de 200 milliards de dollars aux Etats-Unis sur quatre ans. Une somme qui aiderait Trump à tenir sa promesse de création d’emplois. Mais les convergences se seraient étendues à des sujets plus inattendus, selon les proches du prince. Vantant «l’expérience réussie de l’Arabie Saoudite qui a construit une barrière de sécurité à sa frontière avec l’Irak», ce dernier aurait encouragé le projet de mur de Trump à la frontière américano-mexicaine. Quant à l’interdiction d’accès des ressortissants de six pays du Moyen-Orient aux Etats-Unis, le prince ne considère pas qu’il s’agit d’une mesure «contre l’islam ou les pays musulmans». Il est vrai que le représentant du pays gardien des lieux saints de l’islam le plus rigoriste n’a, lui, pas été affecté par le «Muslim ban».

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