Washington replace Cuba sur la liste des «États soutenant le terrorisme»

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Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé lundi 11 janvier le retour de Cuba sur la liste noire des « États qui soutiennent le terrorisme » établie par Washington.

Presque six ans après l'en avoir sorti, Washington a replacé Cuba sur sa liste noire des « Etats soutenant le terrorisme ». A neuf jours de la fin de mandat de l’administration Trump, cette décision risque de compliquer le rapprochement avec La Havane initié par le président Barack Obama et que Joe Biden souhaitait relancer. C’est sous en effet sous l’impulsion de l'ancien président démocrate que le gouvernement communiste a été retiré de la liste noire sur laquelle figurent des États comme l'Iran, la Corée du Nord ou encore la Syrie.

Des accords commerciaux avec des pays tiers risquent d’être bloqués, ce qui pourrait dissuader des investisseurs internationaux. Avec cette mesure, l’administration Trump rajoute une nouvelle difficulté à l’équipe Biden qui devra passer par un long processus législatif pour l’annuler. Le département d’État devra prouver que Cuba n’a pas eu de liens avec des terroristes au cours des six derniers mois.

Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez n’a pas tardé à réagir. Il a dénoncé l' « opportunisme politique » de l'administration Trump. Les démocrates à Washington ont eux aussi critiqué la décision du gouvernement républicain. Le sénateur Patrick Leahy dénonce une décision purement idéologique. Selon lui, la menace terroriste viendrait davantage de l’intérieur des États-Unis que de Cuba.