WASHINGTON PARANO

Libération.fr

Alors que l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection américaine embarasse son ministre de la Justice, l’impulsif président a chargé de nouveau Barack Obama, l’accusant de l’avoir mis sur écoute durant la campagne. Une parade récurrente, qui le pose en victime de conspirations démocrates.

D

octeur Donald et Mister Trump. En l’espace de quelques jours, le président américain a offert deux visages diamétralement opposés. Celui d’abord d’un homme apaisé, au ton sobre et rassembleur, devant le Congrès lors de son premier discours sur l’état de l’Union. Ce 28 février, près de deux mois après son investiture, Donald Trump semblait pour la première fois incarner la solennité de la fonction présidentielle. Certains y voyaient déjà un tournant, l’avènement d’un «Trump nouveau», assagi et davantage focalisé sur sa promesse de «rendre sa grandeur à l’Amérique» que sur Twitter. Puis la machine s’est à nouveau grippée, et un visage plus familier du milliardaire - susceptible, paranoïaque et impulsif - a fait son retour. La faute à un énième rebondissement dans le feuilleton des soupçons d’ingérence de Moscou dans la campagne électorale américaine.

Dès le lendemain du discours au Congrès, le Washington Post a en effet révélé que le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, avait rencontré deux fois en 2016 l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis. Lors de son audition devant le Sénat, en janvier, il assurait pourtant n’avoir eu «aucun contact» avec des responsables russes au cours de la campagne. Face à la pression du camp démocrate, exigeant sa démission, mais aussi de certains républicains réclamant des explications, Jeff Sessions a choisi de se dessaisir de toute enquête en cours ou à venir liée à la campagne présidentielle.

Selon des sources à la Maison Blanche, citées par plusieurs médias américains, cette affaire Jeff Sessions a provoqué la colère noire de Trump, furieux que les déboires de son ministre aient brisé net l’élan médiatique né de son intervention au (...)

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