A Washington, Draghi et Biden vantent leur unité face à la Russie

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Le président américain Joe Biden (à droite) et le Premier ministre italien Mario Draghi, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 10 mai 2022 (AFP/Nicholas Kamm) (Nicholas Kamm)
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Le Premier ministre italien Mario Draghi et le président américain Joe Biden ont vanté mardi leur unité face à la Russie et dans le soutien à l'Ukraine, lors d'une rencontre à la Maison Blanche.

"Vous avez été un bon ami et un grand allié", a dit Joe Biden, assis aux côtés de Mario Draghi dans le Bureau ovale, en présence de journalistes.

Vladimir "Poutine pensait qu'il pouvait nous diviser. Mais nous avons tous redoublé d'efforts", a ajouté le président américain face aux caméras, avant que ne débute l'entretien proprement dit entre les deux dirigeants.

Le chef du gouvernement italien a lui estimé que l'invasion de l'Ukraine par la Russie avait "renforcé" les liens entre les Etats-Unis et l'Italie, et plus largement entre les Etats-Unis et l'Europe.

Mario Draghi a estimé qu'il était temps de "réfléchir" à "la possibilité de mettre en place un cessez-le-feu et d'entamer des négociations crédibles".

Interrogée un peu plus tard à ce sujet, la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a déclaré que l'administration américaine soutenait tout effort diplomatique, mais que "nous ne voyons aucun signe de la part des Russes montrant qu'ils seraient prêts ou désireux d'engager des discussions".

Mario Draghi a par ailleurs prédit des "changements drastiques" pour l'Union européenne, qui selon lui sera amenée à resserrer ses liens.

"Une Union européenne forte est dans l'intérêt des Etats-Unis", a dit Joe Biden, même si elle représente une "compétition".

En dépit de la dépendance de l'Italie au gaz russe et de ses relations traditionnellement amicales avec Moscou, le gouvernement de Mario Draghi a été un fervent soutien des sanctions contre la Russie.

Comme ses alliés occidentaux, Rome a livré des armes à l'Ukraine, même s'il y a un malaise grandissant sur ce sujet au sein de la large coalition gouvernementale soutenant Draghi, qui va de l'extrême droite à la gauche.

L'ex-chef de la banque centrale italienne s'est aussi engagé à soutenir toutes les sanctions européennes contre le secteur énergétique russe en dépit des risques que cela fait courir à l'Italie, dont 40% des importations de gaz naturel proviennent actuellement de Russie.

Cette rencontre à la Maison Blanche intervient en amont de sommets importants du G7 et de l'Otan le mois prochain en Europe.

Mario Draghi entretient des liens particulièrement étroits avec les Etats-Unis, où il a étudié et travaillé pour la Banque mondiale et la banque privée Goldman Sachs.

Durant son séjour à Washington, M. Draghi recevra mercredi des mains de la secrétaire au Trésor Janet Yellen un prix décerné par le groupe de réflexion Atlantic Council.

ar-aue/rle

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