Washington annonce des sanctions contre l'Iran après la cyberattaque ayant visé l'Albanie

© Franc Zhurda, AP

Les États-Unis ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran visant notamment le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité, accusé d'être responsable de la cyberattaque massive ayant visé l'Albanie en juillet.

"Nous ne tolérerons pas les activités cyber de plus en plus agressives de l'Iran, qui cible les États-Unis et leurs alliés et partenaires", a déclaré, vendredi 9 septembre, le sous-secrétaire américain au Trésor, Brian Nelson, dans un communiqué annonçant des sanctions visant principalement le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (MOIS) et son ministre, Esmaïl Khatib.

L'Albanie, membre de l'Otan, a dit avoir subi des cyberattaques massives en juillet attribuées par Washington et Tirana à l'Iran. Tirana a depuis lors rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran.

Selon Tirana, le pays balkanique a subi une "cyberattaque lourde contre les infrastructures numériques du gouvernement albanais visant à les détruire", le 15 juillet dernier, mais qui "a échoué". L'Iran a qualifié d'"infondées" les accusations de l'Albanie.

Le réseau MuddyWater en ligne de mire

Selon le Trésor américain, le ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité supervise plusieurs réseaux de cyberespionnage et de piratage dans le monde. Washington en cite un en particulier, nommé "MuddyWater" ("eaux troubles"), qui mène des cyberattaques depuis 2018, profitant de la vulnérabilité de systèmes informatiques étrangers pour s'accaparer des données sensibles.

Les sanctions prévues consistent notamment dans le gel de l'ensemble des avoirs et biens possédés par les personnes désignées aux États-Unis et interdisent aux entreprises américaines, dont les banques, de commercer avec elles.

La veille, les États-Unis avaient annoncé d'autres sanctions à l'encontre des Gardiens de la révolution et plusieurs entreprises iraniennes, impliqués dans la livraison de drones de combat à destination de la Russie en vue d'être déployés dans le conflit ukrainien.

Avec AFP