De Washington à New Delhi, les hommages à Élisabeth II, un “pilier de notre époque”

photo BEN STANSALL/AFP

Le “chagrin mondial” suscité par la mort de la reine Élisabeth II a pris la forme de messages adressés par de nombreux chefs d’État dans la soirée du 8 septembre, constate la presse britannique. “Les hommages ont afflué”, observe même le Daily Mail.

“Au cours de ses soixante-dix ans de règne, la reine a eu l’occasion de rencontrer de nombreuses figures politiques, de John F. Kennedy à Richard Nixon”, rappelle le Daily Mirror. Treize présidents américains, au total. L’un d’entre eux, Donald Trump, n’a pas tardé à réagir, quelques minutes après l’annonce de la nouvelle par le palais de Buckingham. Il a même “authentifié” son message, rapporte The Independent.

L’ancien président, qui l’a rencontrée en 2019, a rappelé “la généreuse amitié, la grande sagesse et le merveilleux sens de l’humour” de la reine, ajoutant qu’elle était une “beautiful lady”. “Il n’y avait personne comme elle”, ajoute-t-il plus loin dans une série de “vérités”. Lors de la visite d’État de Donald Trump et de sa femme, Melania, en 2019, la reine avait pourtant suggéré que des différences idéologiques existaient entre Donald Trump et les dirigeants britanniques, lors du dîner officiel, rappelle le quotidien britannique.

“Plus qu’un monarque”

Pour l’actuel président des États-Unis, Joe Biden, la reine était “plus qu’un monarque”, écrit-il dans le communiqué officiel publié depuis la Maison-Blanche. “Elle a défini une époque.”

“Dans un monde en constante évolution, elle était une présence stable et une source de réconfort et de fierté pour des générations de Britanniques, dont beaucoup n’ont jamais connu leur pays sans elle, poursuit-il. Elle a été le premier monarque britannique avec qui les gens du monde entier pouvaient ressentir un lien personnel et immédiat, qu’ils l’aient entendue à la radio en tant que jeune princesse s’adressant aux enfants du Royaume-Uni, ou réunis autour de leurs télévisions pour son couronnement, ou bien regardé son dernier discours de Noël ou son jubilé de platine sur leurs téléphones.” Avant de conclure : “Son héritage occupera une place importante dans les pages de l’histoire britannique et dans l’histoire de notre monde.”

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