A Wall Street, le S&P 500 dépasse les 3.000 points pour la première fois

Les courtiers de Wall Street hésitaient sur la direction à suivre à l'ouverture

New York (AFP) - L'indice S&P 500, qui représente les plus grandes entreprises cotées à Wall Street, a dépassé mercredi en séance la barre symbolique des 3.000 points pour la première fois de son histoire.

Porté par des propos du président de la Banque centrale américaine ouvrant un peu plus grand la porte à d'imminentes baisses des taux d'intérêt, l'indice a passé ce seuil quelques minutes après l'ouverture avant de perdre un peu de terrain. Il évoluait vers 14H20 GMT à 2.995,42 points, en hausse de 0,53%.

L'autre indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, s'appréciait de 0,57%, à 26.935,16 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,69%, à 8.197,50 points.

Ces deux indices ont aussi grimpé à des niveaux inédits.

Wall Street avait clôturé en ordre dispersé mardi, attendant la prise de parole de Jerome Powell avant de s'engager plus franchement: le Dow Jones avait cédé 0,08% tandis que le Nasdaq avait pris 0,54%.

Le patron de l'institution a donné un coup de fouet aux indices mercredi matin en avertissant, dans un discours qu'il devait prononcer au Congrès plus tard dans la journée, que "les tensions commerciales et les incertitudes continuaient de faire peser des risques sur les perspectives économiques".

Il a également admis que "beaucoup" de membres du Comité monétaire s'étaient "montrés disposés" à considérer "une politique monétaire un peu plus accommodante" lors de la dernière réunion du 19 juin où la Fed avait laissé les taux inchangés.

M. Powell a par ailleurs "de nouveau signalé que lui et ses collègues agiront "de façon appropriée pour soutenir l'expansion", un langage codé pour dire "nous prévoyons de bientôt abaisser les taux"", estime Jim O'Sullivan, économiste pour HFE.

- Poursuites contre Marriott -

Il est quasiment acquis aux yeux des marchés que les responsables de la Fed baisseront les taux d'au moins un quart de point lors de leur prochaine rencontre les 30 et 31 juillet. La question est de savoir si l'ampleur de la baisse des taux pourrait être plus importante dès cette réunion ou si elle sera suivie d'éventuelles autres baisses d'ici la fin de l'année.

Les baisses de taux sont toujours accueillies positivement à Wall Street car elles suggèrent davantage d'huile dans les rouages de l'économie américaine à travers un coût du crédit moins élevé pour les ménages et les entreprises.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans baissait légèrement, à 2,056% contre 2,065% la veille à la clôture.

Du côté des valeurs, le fabricant de jeans Levi's chutait de 10,87% après avoir fait part d'une baisse de son bénéfice de 17% au deuxième trimestre.

La chaîne hôtelière Marriott International s'appréciait de 0,24% alors que le procureur général de Washington a engagé des poursuites contre le groupe en l'accusant de cacher le véritable prix de ses chambres en y ajoutant, après la réservation, divers taxes et frais.

American Airlines montait de 1,98% après avoir relevé mercredi son principal objectif financier pour le deuxième trimestre, le revenu total par siège disponible rapporté au nombre de miles parcourus (TRASM). La compagnie a aussi prévenu que l'interdiction de vol frappant le Boeing 737 MAX depuis mi-mars allait lui coûter 185 millions de dollars dans ses comptes du deuxième trimestre.

Tesla prenait 1,91% alors que, selon le site internet spécialisé Electrek, le constructeur de véhicules électriques s'apprête à accroitre ses capacités de production dans son usine de Fremont en Californie.