Wall Street recule après la hausse des inscriptions au chômage

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WALL STREET OUVRE EN BAISSE

PARIS (Reuters) - La Bourse de New York recule jeudi dans les premiers échanges, pénalisée par la baisse des valeurs technologiques tandis qu'une hausse inattendue des inscriptions au chômage souligne la fragilité du marché du travail.

Quelques minutes après l'ouverture, le Dow Jones perd 215,16 points, soit 0,68%, à 31.397,86 points et le Standard & Poor's 500, plus large, recule de 0,66% à 3.905,27 points.

Le Nasdaq Composite cède 1,19% à 13.799,56 points.

Les inscriptions au chômage sont reparties à la hausse la semaine dernière à 861.000 alors que le consensus tablait sur un recul à 765.000, a annoncé le département du Travail, mettant un coup d'arrêt à une séquence de baisse qui laissait présager une amélioration du marché du travail.

Le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale a d'ailleurs révélé que ses responsables entendaient maintenir une politique monétaire accommodante face à un marché de l'emploi toujours en proie aux difficultés avec la crise du coronavirus.

Les inquiétudes quant à une remontée des anticipations d'inflation restent en toile de fond alors que les rendements obligataires restent sur des niveaux élevés, en particulier sur le marché américain.

Ces préoccupations ont poussé les investisseurs à prendre des bénéfices notamment sur les segments de la technologie et des valeurs de croissance ('growth').

L'indice S&P des "techs" perd 0,92% et Apple 1,22%.

Facebook cède 1,56% au lendemain du blocage par le groupe américain des contenus des médias australiens pour protester contre un projet visant à ce qu'il rémunère la presse locale pour ses contenus.

Du côté des résultats de société, le numéro un mondial de la distribution Walmart chute de 6,01%, la plus forte baisse du Dow Jones, après avoir publié un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes et des prévisions jugées décevantes.

Marriott perd environ 1%, le groupe hôtelier ayant accusé une nouvelle perte trimestrielle.

(Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)