Wall Street ouvre dans le désordre, Merck pèse sur le Dow

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WALL STREET OUVRE DANS LE DÉSORDRE

PARIS (Reuters) - La Bourse de New York a ouvert en ordre dispersé lundi, tiraillée entre les attentes sur le plan de relance, la hausse des valeurs technologiques, les craintes liées à la pandémie et la déception sur les vaccins expérimentaux de Merck.

Quelques minutes après l'ouverture, l'indice Dow Jones perd 166,15 points, soit 0,54%, à 30.830,83 points et le Standard & Poor's 500, plus large, progresse de 0,33% à 3.854,31 points.

Le Nasdaq Composite prenait 1,05% à 13.685,82 points à l'ouverture, à un niveau record.

Aux Etats-Unis comme en Europe, les investisseurs craignent un nouveau tour de vis sur le plan sanitaire alors que le coronavirus continue de se propager.

Des responsables sanitaires américains ont rapporté dimanche à Reuters que Joe Biden pourrait interdire l'entrée des étrangers sur le sol américain afin de tenter de contenir le coronavirus et ses différents variants.

Les investisseurs espèrent dans ce contexte inquiétant tant sur le plan sanitaire qu'économique que l'administration Biden sera en mesure de dissiper les préoccupations des élus républicains sur le montant jugé élevé du plan de relance en vue de son adoption rapide par le Congrès.

Aux valeurs, le laboratoire Merck, en baisse de 0,93%, a annoncé l'arrêt du développement de deux candidats vaccins contre le COVID-19 pour manque d'efficacité.

A l'inverse, Moderna grimpe de 8,82% après avoir dit que son vaccin paraissait efficace contre les nouveaux variants du virus identifiés récemment.

Les groupes technologiques comme Microsoft, Facebook et Apple gagnent de 0,90% à 3,76% en amont de leurs résultats trimestriels attendus dans la semaine.

"Nous nous concentrons sur deux points cette semaine, à savoir si les grandes technologies peuvent annoncer de bons résultats, ce sur quoi nous sommes assez optimistes, et si le Congrès peut aller de l'avant avec le plan de relance que le marché attend", a déclaré Thomas Hayes, président chez Great Hill Capital.

(Édité par Jean-Michel Bélot)