Wall Street ouvre en baisse, la technologie plombée par Microsoft

La Bourse de New York a ouvert en baisse mercredi, entraînée dans le rouge par le secteur de la technologie plombé par les prévisions moroses de Microsoft pour 2023.

L'indice Dow Jones lâchait 0,63%, le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 1,52% et l'indice élargi S&P 500 se repliait de 0,99%, vers 14H45 GMT.

La veille, après une salve de résultats d'entreprises, les indices new-yorkais avaient conclu en ordre dispersé.

Le Dow Jones avait avancé de 0,31% à 33.733,96 points, le Nasdaq avait cédé 0,27% à 11.334,27 points et l'indice élargi S&P 500 était resté quasi stable (-0,07%) à 4.016,95 points.

Au lendemain de résultats trimestriels pourtant meilleurs que prévu, le géant de l'informatique Microsoft tirait le marché vers le bas après de sombres prévisions pour la demande cette année, suggérant un ralentissement plus large de l'activité dans le monde. Le titre chutait de 4,01% à 14H40 GMT.

Lors d'une conférence téléphonique avec les analystes, l'entreprise a indiqué tabler sur des revenus compris entre 50,5 et 51,5 milliards de dollars pour le trimestre en cours, moins qu'escompté par le marché.

Microsoft s'attend en outre à une demande plus faible que l'année dernière pour ses activités liées aux ordinateurs personnels, comme son système d'exploitation Windows.

Surtout, la croissance de l'informatique à distance (cloud) devrait continuer à marquer le pas.

Ces perspectives de ralentissement dans l'activité du cloud faisaient aussi perdre presque 3% à l'action Amazon, concurrent de Microsoft sur ce marché, a relevé l'analyste Patrick O'Hare de Briefing.

La méga-capitalisation Alphabet, maison mère de Google, fléchissait également de 1,99%, après avoir déjà clôturé en baisse de presque 2% la veille.

Le département américain de la justice a indiqué mardi qu'il poursuivait ce géant de l'internet pour "monopole" sur le marché de la publicité en ligne.

Autre poids lourd qui lestait le marché: l'avionneur Boeing, membre du Dow Jones, cédait 1,12%, après avoir annoncé des résultats trimestriels et annuels décevants avant l'ouverture de la Bourse.

Le constructeur aéronautique est resté dans le rouge pour la quatrième année consécutive, avec une perte nette de 4,9 milliards de dollars en 2022, malgré une augmentation de son chiffre d'affaires de 7% à 66,6 milliards de dollars.

Le groupe fait toujours face à des problèmes persistants dans sa chaîne d'approvisionnement et dans le recrutement, mais il a maintenu mercredi ses prévisions pour 2023.

Globalement, "les investisseurs étaient préoccupés par des questions d'évaluation des titres et par l'idée que le marché boursier avait peut-être pris trop d'avance avec sa remontée de janvier", a indiqué Patrick O'Hare.

D'autres groupes ont également publié des résultats ou des prévisions décevantes ce qui noircissait encore l'humeur des investisseurs.

C'était le cas de Texas Instrument (-2,21%), de la banque Capital One Financial (+0,36%) et du groupe américain de produits d'hygiène Kimberly-Clark (-3,52%), notamment.

Le chiffre d'affaires trimestriel du fabricant texan des mouchoirs Kleenex et du papier toilette Cottonelle a pâti des effets de changes, s'inscrivant un peu en dessous des prévisions.

Pour 2023, le groupe prévoit des ventes stagnantes ou, au mieux, en progrès de 2%.

Sur le marché obligataire, les taux sur les bons du Trésor à deux ans, sensibles à la conjoncture immédiate, baissaient fortement à 4,15%, contre 4,21% la veille.

Après la clôture du marché, les résultats de Tesla (-1,54% à 14H40 GMT) et d'IBM (-1,06%) étaient attendus.

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