Wall Street freinée par le coronavirus, les banques en soutien

par Stephen Culp
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WALL STREET FREINÉE PAR LE CORONAVIRUS

par Stephen Culp

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a été freinée lundi par les craintes d'aggravation de l'épidémie due au nouveau coronavirus avec la découverte en Grande-Bretagne d'un variant plus contagieux, même si l'accord au Congrès des Etats-Unis sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie américaine lui a permis de finir nettement au-dessus de ses plus bas du jour.

L'indice Dow Jones, soutenu par les valeurs financières, a gagné 37,4 points (0,12%) à 30.216,45.

Le S&P-500, plus large, a en revanche perdu 14,49 points, soit 0,39%, à 3.694,92.

Le Nasdaq Composite a cédé de son côté 13,12 points (-0,10%) à 12.742,52 points.

De nombreux pays, dont une grande partie de l'Europe, ont suspendu lundi leurs liaisons avec le Royaume-Uni en raison des craintes que suscite la découverte d'une souche du nouveau coronavirus présentée comme potentiellement très contagieuse par les autorités britanniques. Ces pays, dont la France, ont néanmoins affiché leur volonté de rouvrir les frontières le plus rapidement possible et l'OMS a jugé que la découverte d'un variant de virus faisait partie de l'évolution normale d'une épidémie.

Signe de l'inquiétude sur les marchés, l'indice qui mesure la volatilité implicite du S&P-500, également appelé 'indice de la peur', a bondi d'environ 17% à plus de 25 points et a atteint un pic depuis le 28 octobre.

Du côté des nouvelles rassurantes pour les investisseurs, les élus républicains et démocrates aux Etats-Unis sont enfin parvenus à un accord, que le Congrès doit encore officiellement approuver par un vote, sur un plan de relance de 900 milliards de dollars (737 milliards d'euros) pour fournir à la population et aux entreprises de nouvelles aides face à l'impact de la crise du coronavirus.

"Le 'rally de Noël' va devoir attendre", a dit David Carter, directeur des investissements chez Lenox Wealth Advisors à New York. "Les informations inquiétantes en provenance de Grande-Bretagne sur le COVID ont rappelé au marché que le COVID n'était pas encore une affaire réglée."

Quant au plan budgétaire américain, il "semble suffisamment important pour empêcher une récession, mais pas pour longtemps", a-t-il ajouté.

Les valeurs liées aux transports et au tourisme ont logiquement pesé sur la tendance en raison du dernier épisode de la crise du coronavirus, à l'image de la compagnie aérienne American Airlines (-2,48%), de la chaîne hôtelière Marriott (-1,16%) ou encore du croisiériste Carnival (-1,86%).

A l'inverse, les grandes banques ont brillé après avoir été autorisées par la Réserve fédérale à reprendre les rachats d'actions sous certaines conditions et à continuer de verser des dividendes limités. Goldman Sachs (+6,13%) a été de loin le plus important soutien au Dow Jones.

Tesla, qui a fait des débuts très attendus au sein du S&P-500, a chuté de 6,5% à 649,86 dollars après avoir inscrit vendredi un plus haut record à 695 dollars par action et gagné plus de 700% depuis le début d'année.

Nike a pris près de 5% après le relèvement de sa prévision de chiffre d'affaires annuel.

(version française Patrick Vignal et Bertrand Boucey)