Wall Street attend Biden, les craintes sanitaires pèsent en Europe

par Laetitia Volga
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LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGER REPLI À MI-SÉANCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé à l'ouverture et les Bourses européennes évoluent en léger repli mercredi à mi-séance, en raison des incertitudes sur la situation sanitaire en attendant la présentation d'un important programme de modernisation des infrastructures aux Etats-Unis.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,1% pour le Dow Jones, en hausse de 0,1% pour le S&P-500 et de 0,6% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,25% à 6.073,15 vers 12h17 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,06%. Et à Londres, le FTSE recule de 0,26%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 grappille 0,05%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,17% et le Stoxx 600 gagne 0,12%.

Les investisseurs attendent la présentation ce mercredi par le président américain d'un plan pour les infrastructures et l'emploi d'environ 2.000 milliards de dollars et des détails sur son financement, trois semaines après la promulgation d'un plan de relance économique de 1.900 milliards de dollars.

En Europe, les inquiétudes persistent quant à l'évolution de la situation sanitaire, notamment en France, où Emmanuel Macron, qui s'exprimera dans la soirée, pourrait annoncer de nouvelles mesures de restrictions.

L'agenda macroéconomique est mince avec tout de même la publication avant l'ouverture de Wall Street de l'enquête mensuelle ADP sur l'emploi dans le secteur privé aux Etats-Unis.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

L'action Apple prend 1,6% avant l'ouverture de Wall Street à la suite d'un relèvement de recommandation d'UBS à l'"achat".

VALEURS EN EUROPE

Le secteur bancaire se replie après sa hausse marquée de la veille sur fond de montée des rendements obligataires: l'indice Stoxx du secteur recule de 0,44%, l'une des plus fortes baisses sectorielles du jour, et à Paris, BNP Paribas abandonne 1,06%, Crédit agricole 0,76% et Société générale 1,02%.

Credit Suisse, en repli de 3,12%, a touché pour sa part un plus bas depuis début novembre, les retombées de l'affaire du fonds américain Archegos Capital continuant de préoccuper les investisseurs.

Autre baisse marquante, celle de Deliveroo pour sa première séance de cotation, le titre étant tombé jusqu'à 30% en dessous du prix d'introduction.

H&M cède 2,73% après avoir publié une perte trimestrielle et déclaré qu'il ne proposerait pas de dividende lors de son assemblée générale annuelle.

A Paris, Total abandonne 1,48% après un abaissement de conseil de Morgan Stanley et Capgemini gagne 1,14% après avoir revu à la hausse son objectif de marge d'exploitation.

TAUX

Le retour au calme au moins temporaire sur les marchés obligataires après l'accès de hausse des rendements des derniers jours n'est pas remis en cause par l'accélération de l'inflation dans la zone euro en mars, à 1,3% en rythme annuel en première estimation 0,9% en février.

Le rendement du Bund à dix ans allemand, qui avait atteint mardi un plus haut d'environ deux semaines, est stable à -0,287%, et son équivalent français évolue à -0,0433%.

Sur le marché américain, le rendement des Treasuries de même échéance est inchangé autour de 1,7191% contre un pic de quatorze mois la veille à 1,776%.

CHANGES

Sur le marché des devises, le dollar abandonne 0,13% face à un panier de devises de référence après avoir atteint un plus haut de près de cinq mois.

L'euro en profite et remonte à près de 1,174 dollar.

La livre sterling progresse aussi face au dollar et à la monnaie unique grâce à la révision à la hausse de la croissance britannique au quatrième trimestre et à la perspective de la prochaine étape du déconfinement du Royaume-Uni le 12 avril.

PÉTROLE

Les cours du pétrole reculent légèrement en raison des inquiétudes concernant la reprise du marché après que l'Opep+ a abaissé sa prévision de croissance de la demande pour 2021, de 300.000 barils par jour, selon un rapport de son comité technique consulté par Reuters.

Le brut léger américain est à 60,5 dollars le baril et le Brent du mer du Nord cède 0,16%, autour de 64 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)