Vu de Suisse. Le procès du 13 Novembre résonnera bien au-delà des frontières françaises

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Le procès des attentats parisiens du 13 novembre 2015 mérite toute notre attention, que nous soyons français ou pas, écrit ce correspondant suisse. Car il s’agira de démontrer que nos démocraties peuvent répondre par le droit aux atrocités commises sur leur sol.

Le procès des attentats du 13 novembre 2015, qui s’ouvrira ce mercredi au palais de justice de Paris, sera bien plus qu’une comparution de vingt accusés devant les juges. Il sera aussi bien plus que l’épilogue judiciaire d’une tragédie française, entamée quelques mois plus tôt avec les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, dont les complices des tueurs ont été condamnés en décembre 2020.

Ce procès, dont les audiences dureront neuf mois, sera le nôtre : il sera la réponse de nos démocraties et de nos États de droit à la menace terroriste islamiste qui demeure. Les magistrats français, et le parquet national antiterroriste chargé de l’accusation, apporteront des réponses judiciaires qui résonneront bien au-delà des frontières. Et serviront sans doute de référence pour les générations de juristes à venir.

Une même interrogation

Ce procès du 13 Novembre réveillera aussi notre mémoire. Où étions-nous ce soir de l’automne 2015 lorsque, vers 21 h 20, la première bombe a explosé au Stade de France, à Saint-Denis, où les Bleus affrontaient l’Allemagne en match amical de football, avant que les tueurs ne massacrent 130 personnes au Bataclan et sur les terrasses de cafés-restaurants voisins ? Chacun d’entre nous s’en souvient, comme pour l’attaque contre les tours de New York du

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