Vu de Suisse. Dans le procès du 13 Novembre, les médias aussi doivent se montrer à la hauteur

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Face aux déclarations retentissantes de Salah Abdeslam et au grand déballage du procès-fleuve des attentats parisiens, les médias – qu’ils soient français ou étrangers – doivent se montrer à la hauteur, avertit le correspondant du Temps.

Et si le procès des attentats du 13 novembre 2015 s’était tenu à huis clos, loin des caméras et des micros, préservé de l’agitation médiatique ? Aussi discutable soit-elle, cette question mérite d’être posée après les deux premiers jours d’audience, à Paris, de la Cour d’assises spéciale, qui prononcera son jugement à la fin de mai 2022.

N’est-il pas risqué par exemple, dans une France que la campagne présidentielle va rendre incandescente – une fois de plus – sur les sujets de l’islam et de la menace terroriste, de bloquer le centre de la capitale pour amener chaque matin, depuis leur prison, les 14 accusés présents (six sont absents, présumés morts ou disparus) ?

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Cette question, peu en France osent la poser. Logique. Nous l’avons nous-même écrit dans un éditorial du Temps : face au terrorisme, la justice est notre devoir commun. Reste une réalité, palpable durant ces premières quarante-huit heures : ce procès historique, avec dans le box des accusés l’un des survivants des commandos, pèsera lourd sur l’atmosphère politique de ces prochaines semaines.

Responsabilité collective

Déjà, les

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