Vu de Suisse. Giscard et Macron, deux réformateurs voués à l’échec ?

Le Temps (Lausanne)
·2 min de lecture

Arrivés jeunes au pouvoir, européistes convaincus et ancrés au centre. Pour le correspondant en France du Temps, les similarités entre Emmanuel Macron et Valéry Giscard d’Estaing sont évidentes. Mais l’un comme l’autre ont échoué dans une mission essentielle : se faire aimer des Français.

Ils sont nés à cinquante-deux ans de distance l’un de l’autre, et la présidence du second a commencé quarante-trois ans après celle du premier. Pourtant, malgré les époques différentes, Valéry Giscard d’Estaing et Emmanuel Macron partagent un même destin politique, selon le quotidien de Lausanne Le Temps : celui de présidents élus très jeunes (47 ans pour l’un, 39 pour l’autre) qui demeurent “incompris” par les Français. Des réformateurs qui n’ont pas réussi à convaincre les citoyens de l’importance de leur action.

À en croire le quotidien suisse, les points communs entre le successeur de Georges Pompidou et celui de François Hollande sont nombreux, et ils sont en partie antérieurs à leur arrivée à l’Élysée. En effet, tous deux ont été énarques et ont “servi” l’État au sein de l’Inspection des finances. Chacun dans son domaine – la télévision pour VGE et les réseaux sociaux pour Macron –, les deux hommes ont montré une même “maîtrise de la communication politique importée des pratiques américaines”, analyse Le Temps. Le journal suisse rappelle également que l’un et l’autre ont défendu bec et ongles l’importance d’une Europe économique forte, “seule condition pour que la France garde son rang de puissance de premier plan”.

À lire aussi: À la une de l’hebdo. Douce France : Emmanuel Macron, à droite toute !

Ancrés au centre, le troisième et le huitième président de la Ve République ont néanmoins tout deux affiché leur forte volonté réformatrice. Leur point commun étant dans la “conviction partagée” que, face à “une implacable mondialisation”, la France ne devait pas se retrancher, mais utiliser celle-ci “pour se réformer et demeurer dans

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :