Vu des Pays-Bas. Air France-KLM : Paris et La Haye, “à chacun son chemin”

Het Financieele Dagblad (Amsterdam)
1 / 2

Vu des Pays-Bas. Air France-KLM : Paris et La Haye, “à chacun son chemin”

Peu de temps après son homologue français Bruno Le Maire, le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra a lui aussi annoncé dans la soirée du 24 avril l’octroi d’une aide pour le groupe Air France – KLM. Mais les approches des deux pays divergent, relève le journal économique Het Financieele Dagblad.

Pour remettre sur pied Air France-KLM, le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, s’est dit prêt à mettre la main à la poche. Au cours d’une conférence de presse, il a fait part le 24 avril de son intention de débloquer, sous forme de prêts et garanties bancaires, “deux à quatre milliards d’euros” pour la compagnie franco-néerlandaise, touchée de plein fouet par la crise du Covid-19.

En raison de la pandémie, elle n’opère presque plus aucun vol. Les pouvoirs publics entendent ainsi éviter la faillite à ce fleuron de l’économie néerlandaise. “90 % de sa flotte est clouée au sol et le gouvernement s’est toujours engagé à faire tout son possible pour soutenir KLM”, a déclaré le ministre.

À lire aussi: Transports. Le coronavirus menace les compagnies aériennes de faillite

L’intervention de Wopke Hoekstra était très attendue, son homologue français Bruno Le Maire ayant, lui aussi, annoncé une heure plus tôt un plan d’aide français à hauteur de sept milliards d’euros.

Manque de coordination

Mais attention, prévient le quotidien financier Het Financieele Dagblad, la nature des aides néerlandaise et française diffère. “Le plan de sauvetage français est déjà prêt, alors que le plan néerlandais est encore en cours de négociation”, explique le journal.

Le soutien néerlandais dépend encore de discussions avec les banques et KLM. L’État néerlandais exige des engagements de la part de la direction de la compagnie en termes de répartition des bénéfices, de conditions de travail et de durabilité.”

En outre,

[...] Retrouvez cet article sur Courrier international

À lire aussi :