Vu de l’étranger. “Le drapeau européen de la discorde”, miroir d’un monde politique français à cran

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En quarante-huit heures, le drapeau européen a été hissé puis retiré de l’Arc de Triomphe. Pour la presse étrangère, ce qui devait symboliser la fierté de la France de présider l’Union européenne est devenu la bannière des divisions politiques sur l’identité nationale.

Macron amène le pavillon de l’UE”, titre le quotidien italien La Stampa, constatant la disparition du “drapeau de la discorde” le dimanche 2 janvier. “Énorme, bleu, avec ses douze étoiles, la bannière européenne avait été hissée là, au cœur de Paris, le 31 décembre. Elle était de bon augure (espérait-on) pour un semestre, à peine commencé, de présidence française de l’Union européenne.”

Mais “les candidats de la droite et de l’extrême droite ont déchiré leurs vêtements ce week-end en constatant que le drapeau tricolore ne flottait pas sur ce monument parisien qui abrite la flamme éternelle et la tombe du soldat inconnu”, rapporte El Correo. Ils ont crié à la “provocation”, à l’“atteinte” à l’identité française : le drapeau européen ne peut orner la façade d’un monument français sans son pendant national !

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Le 1er janvier, Clément Beaune “40 ans, polyglotte et europhile, une mine d’éternel bon garçon”, qui est devenu pour La Stampa “un des visages symboles de cette ‘non-campagne’ de Macron” – avait précisé que cette mesure “symbolique” était tout à fait temporaire et que le drapeau serait retiré sous

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