Vu du Danemark. Ne laissons pas les terroristes nous diviser

Berlingske (Copenhague)
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Le pays scandinave ne connaît que trop bien les polémiques liées à la publication des caricatures de Mahomet. Pour cette raison, estime ce quotidien, il est impératif que Copenhague ne détourne pas le regard et apporte son soutien plein et entier à la France, en compagnie des autres pays européens.

Allah est le plus grand !”, a crié le terroriste qui, il y a deux semaines, avait décapité en pleine rue le professeur Samuel Paty. Jeudi, le même cri a retenti dans une église de Nice. Au moins trois morts lors d’une attaque au couteau. Puis on a appris l’attaque à Avignon et celle devant le consulat français de La Mecque en Arabie Saoudite.

La France a été la cible d’une longue série d’attentats terroristes au cours des dix dernières années mais cette fois ils se produisent en pleine polémique sur les caricatures que nous ne connaissons que trop bien au Danemark.

Un air de déjà-vu à Copenhague

Pour commencer, il y a eu des protestations et accusations hystériques d’islamophobie parce que les Européens exercent leur droit de critiquer les religions. À en croire la logique fondamentaliste, nous ne devons pas faire de cours à nos enfants sur la controverse concernant la liberté d’expression qui avait amené la crise.

Lorsque Samuel Paty a montré à ses élèves certaines des caricatures contestées du prophète Mahomet, il a fait l’objet d’une campagne de haine sur Internet de la part d’islamistes basés en France. Puis ce fut la terreur, lorsqu’un tchétchène de 18 ans, qui avait obtenu l’asile en France, a attaqué l’enseignant alors qu’il rentrait de l’école.

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Comme pour la crise provoquée au Danemark par les caricatures de Mahomet publiées par Jyllands-Posten, la controverse a été attisée par des dirigeants autoritaires du monde musulman qui incitent aux protestations. C’est le

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