Vu d’Italie. “Le processus de dédiabolisation du Rassemblement national s’est arrêté”

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Courrier International consacre un dossier à Marine Le Pen. Si sa quête de respectabilité a été maintes fois soulignée, le correspondant parisien du quotidien italien Corriere della Sera, Stefano Montefiori, suggère que cette entreprise est aujourd’hui mise en suspens au profit d’une forme d’immobilisme.

Cela fait maintenant dix ans que Marine Le Pen a pris les rênes du Front national, devenu Rassemblement national. Quelles sont les modalités de sa stratégie de dédiabolisation ?

C’est un processus qui a commencé il y a plusieurs années. Sous la vice-présidence de Louis Aliot, son ancien compagnon, le parti avait changé, des personnalités trop liées à l’extrême droite classique avaient été écartées. Même s’il y a un questionnement sur la profondeur réelle de ces changements, un travail avait été fait qui a abouti à une étape fondamentale du processus de dédiabolisation : la prise de distance par rapport à son père. La dernière étape pour devenir le leader d’un parti normal serait qu’elle change de nom. Le “lepénisme” est encore associé à une partie de l’histoire politique française très connotée.

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Marine Le Pen persévère-t-elle dans cette logique ?

J’ai l’impression que le processus de dédiabolisation s’est arrêté. Il y a eu un moment où Marine Le Pen était actrice de cette dédiabolisation, mais, dernièrement, elle jouit surtout du positionnement des autres forces politiques qui viennent chasser sur son terrain, ce qui, de fait, la légitime. Elle n’a pas grand-chose de nouveau à proposer. Dernièrement, elle a soutenu la

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