Vu d’Allemagne. Les Français abandonnent (trop) facilement leurs libertés

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Exposés au terrorisme et à la pandémie, les Français se sont-ils trop habitués à renoncer à leur liberté ? Une journaliste allemande s’interroge dans Die Zeit.

À Strasbourg, cette nuit du 31 décembre, les moins de 16 ans n’auront pas le droit de sortir dans la rue. Un couvre-feu a été imposé par la préfecture. Et le plus étonnant, c’est que personne ne s’en étonne, justement, écrit Die Zeit, en Allemagne. Et pourtant, c’est bien entre 22 heures et 6 heures du matin un 31 décembre que la vie dehors se veut habituellement festive et joyeuse.

La raison invoquée par la préfecture est l’existence des violents dérapages observés depuis 1997 chaque nuit du 31, avec son lot de blessés et de voitures incendiées. L’année dernière, la pandémie s’était accompagnée d’un couvre-feu général. Mais face à l’absence de contestation de la mesure sans lien avec la pandémie, une question se pose :

Les Françaises et les Français commenceraient-ils à s’habituer aux restrictions de leurs libertés ?”

C’est en tout cas l’interrogation que l’information a inspirée à l’hebdomadaire libéral édité à Hambourg. Sous le titre “L’exception et la norme”, la correspondante en France examine les différentes mesures prises dans des situations d’urgence dans l’Hexagone ces dernières années et qui, en bonne partie, ont été pérennisées.

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La pandémie de Covid-19, avec ses confinements stricts et ses règles frôlant l‘absurde, a montré la capacité des Français à se plier aux limitations des libertés, estime-t-elle. “Mais les nombreuses restrictions imposées pendant ces deux années de pandémie risquent de se

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