Vu du Burkina Faso. Les militaires doivent regagner leurs casernes, en Guinée comme au Mali

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Alpha Condé
    Président de la Guinée

En Guinée, les premiers couacs apparaissent entre les civils et les militaires dans le pouvoir conjoint de transition, avec le limogeage de la ministre de la Justice. Mais selon Aujourd’hui au Faso, pour la Guinée comme pour le Mali, le problème est plus large : il est temps d’organiser des élections pour un retour à un pouvoir entièrement civil.

Convenons que le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya [qui a mené en septembre 2021 un coup d’État contre le président Alpha Condé et est devenu le président de la transition] en Guinée semble être mieux outillé, du moins si on en croit ses premiers mots, assez préparé pour la fonction suprême qu’il a prise en chassant Alpha Condé du palais de Sékhoutouréya [la résidence officielle et le bureau du président de la Guinée].

Acceptons qu’il ait mis fin à un régime fossilisé qui avait semé la division, si ce n’était sur celle-ci qu’il régnait, et qu’en mettant un terme au troisième mandat indu du prof Alpha [docteur en droit public, Alpha Condé a eu une carrière d’enseignant] il a accompli les aspirations de nombreux Guinéens.

À lire aussi: Crédibilité. Une transition de cinq ans au Mali ? Un nouveau test pour la Cedeao

Partons aussi du postulat que le régime IBK [Ibrahim Boubacar Keïta, président malien renversé en août 2020] au Mali ahanait pour gouverner, et [qu’il] était tombé lui aussi dans une sorte de patrimonialisation du pouvoir, si bien que lorsque le groupe de colonels de Kati [le camp militaire Soundiata-Keïta est un camp de l’armée de terre malienne situé à Kati, d’où est parti le coup d’État qui a renversé IBK] l’a fait choir de la colline de Koulouba [le palais de Koulouba est la résidence officielle et le bureau du président de la République du Mali], à Bamako, comme toujours le petit peuple a applaudi des deux mains.

Si l’arbitre devient joueur…

Mais voilà, quoiqu’on dise, les militaires semblent ne pas être faits pour être au pouvoir, même si sous nos cieux les civils font souvent preuve d’incapacité quasi rédhibitoire, se crêpent le chignon pendant une éternité, rien que pour leur panse, oubliant les intérêts du pays, obligeant les militaires à

[...] Lire la suite sur Courrier international

À lire aussi :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles