VTC : l’intersyndicale suspend ses discussions avec Uber

Libération.fr

Les représentants CFDT, Actif-VTC et UDCF demandent à être reçus au plus vite par le secrétariat d’Etat aux Transports pour discuter d’un «tarif minimum applicable au secteur».

Le conflit n’en finit pas. Et depuis ce jeudi, il est de nouveau au point mort. Depuis des mois, associations et syndicats de VTC n’ont de cesse de dénoncer la dégradation des revenus des chauffeurs, rejetant la responsabilité de cette situation sur Uber, numéro 1 de la mise en relation électronique entre clients et chauffeurs.

La médiation menée en janvier à la demande du gouvernement avait permis d’ouvrir un début de dialogue entre les chauffeurs et la plateforme, Uber s’engageant notamment à aider financièrement les VTC en difficulté et à revoir les conditions de déconnexion. Début février, Jacques Rapoport, le médiateur chargé de déminer le conflit, en avait appelé à un arbitrage de l’Etat si des améliorations n’étaient pas apportées par les plateformes sur un tarif minimum.

«Gagner du temps»

Le 15 mars, une première discussion avait eu lieu entre la société américaine et les représentants des professionnels du transport de particuliers sur la rémunération des chauffeurs. A l’issue de cette rencontre, deux organisations, Capa-VTC et SCP-VTC/Unsa, avaient acté l’«échec des discussions» et décidé leur retrait des échanges. Les trois syndicats CFDT, Actif-VTC et UDCF avaient souhaité poursuivre les négociations avec Uber dans l’attente de contre-propositions précises de la plateforme de mise.

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Las, ce jeudi, ces organisations indiquent suspendre l’échange avec Uber. «Les propositions d’Uber reçues mardi par mail ne répondent en rien à nos demandes, écrivent les syndicats dans un communiqué. Ils cherchent de nouveau à gagner du temps.» Contacté par Libération, Félix Cao, trésorier d’Actif-VTC, organisation basée au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) qui revendique 250 membres, se montre on ne peut plus direct : «Uber ne nous écoute pas. On les a (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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