Un VTC clandestin accusé du viol de deux femmes alcoolisées

Un VTC clandestin accusé de deux viols sur des clientes - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)

Au début de ce mois de mai 2022, un chauffeur de VTC clandestin a été renvoyé devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine pour le viol de deux femmes. Agé de 32 ans, l’homme aurait profité du fait qu’elles soient alcoolisées pour les violer chez lui.

C’est une affaire sinistre qui vient d’être renvoyée devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine. Ferat, un conducteur de VTC clandestin de 32 ans, est accusé d’avoir violé au moins deux de ses clientes sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants après les avoir ramenées chez lui, rapporte le journal Le Parisien. Lui et son complice présumé ont été mis en examen à Nanterre le 21 octobre 2020.

Cette affaire commence le 11 septembre 2020. Ce jour-là, Mathilde se réveille vers 12h45 dans un appartement vide. Sa combinaison est déchirée à l’entre-jambe et elle s’aperçoit qu’elle a eu un rapport sexuel. Pourtant, elle ne se souvient pas de grand-chose. Elle a bu six verres dans un bar et a pris de la cocaïne avant de commander un VTC sur Heetch. Ensuite, elle se revoit brièvement à l’avant d’un véhicule, dans un salon avec deux hommes. Le reste : trou noir. Très choquée, elle se rend donc à l’hôpital pour être examinée et raconter son viol.

Au moins une autre victime

La police prend l’affaire très au sérieux et l’enquête conduit les policiers à lier l’agression subie par Mathilde à une autre ayant eu lieu dans la nuit du 28 au 29 août 2020. Soit moins de deux semaines plus tôt. La victime a, elle aussi, commandé un VTC après une nuit dans un bar où elle a bu et consommé de la MDMA. Au cours du trajet, elle se sent si mal qu’elle accepte la proposition du chauffeur de l’emmener chez lui où elle prend une douche. Ses souvenirs s’arrêtent là, pour ne reprendre que lorsqu’elle se réveille en plein ébat avec l’homme à qui elle exprime un refus avant de perdre connaissance.

En octobre 2020, la police arrête deux suspects, Ferat, le chauffeur de VTC clandestin, et un de ses amis. Ce dernier révèle aux fonctionnaires que Ferat ramène régulièrement des femmes alcoolisées et/ou droguées pour avoir des rapports sexuels avec elles et que lui-même y a participé à une seule reprise. Son téléphone a pourtant révélé qu’il avait demandé au chauffeur de VTC “s’il y a de la baise” le soir des faits. Des propos qui laissent penser qu’il y a peut-être bien plus que deux victimes dans cette affaire.

Si les deux hommes évoquent des relations consenties, des vidéos retrouvées dans le téléphone de Ferat semblent indiquer le contraire. On y voit en effet sa cliente inconsciente avec le soutien-gorge dégrafé et avec les jambes écartées. L’ADN de l’accusé a été retrouvé sur les deux victimes. L’avocate des deux amis estime cependant que la culpabilité du VTC reste à prouver. “Il n’y a pas de preuve du non-consentement des victimes et la démonstration de l’intention criminelle n’est pas faite”, défend-elle auprès de nos confrères du Parisien.

Ce contenu peut également vous intéresser

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles