"On a vraiment peur": les agriculteurs inquiets des conséquences de la sécheresse et des fortes chaleurs

Un agriculteur dans un champ en Eure-et-Loir en août 2020 (photo d'illustration). - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Un agriculteur dans un champ en Eure-et-Loir en août 2020 (photo d'illustration). - JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Printemps très sec, grippe aviaire, nuits de gel... Le début de l'année 2022 n'a pas été favorable aux agriculteurs, le début de l'été ne le sera pas non plus. La vague de chaleur qui frappe la France et qui devrait durer jusqu'à la fin de la semaine inquiète les travailleurs des exploitations agricoles.

"On a vraiment peur que les raisins ne mûrissent pas ou ne grossissent pas comme ils devraient se faire. On devrait avoir des problèmes sur les rendements et la qualité de nos raisins", explique à BFMTV Alexandre Surle, viticulteur dans le Var.

Une vague de chaleur exceptionnelle

Ce propriétaire d'un terrain d’une vingtaine d’hectares est inquiet. Malgré une irrigation renforcée, il redoute les effets de la chaleur sur les fruits.

"Rarement, on a démarré l'été aussi sec", explique l'arboriculteur Alain Coquard. "On le constate dans toutes les cultures. C'est rare d'avoir des périodes de grosse chaleur au mois de juin", résume-t-il.

La fin de semaine risque en effet d'être éprouvante. Alors que Météo-France prévoyait ce lundi des températures bien supérieures aux normales de saison pour vendredi, de nouvelles estimations encore supérieures ont été dévoilée ce mardi.

Aucune région ne devrait d'ailleurs échapper aux 30°C, même sur la pointe bretonne, le littoral normand, la Corse ou encore l'est du pays. Dans le Sud-Ouest, il pourrait même faire plus de 40 degrés.

Surtout que, les températures étant de plus en plus élevées, les restrictions d'eau pourraient être déclenchées dans de nombreux départements. Au 15 juin, déjà 39 départements étaient concernés par au moins un arrêté préfectoral en vigueur limitant certains usages de l'eau.

Les fortes températures sont aussi alarmantes pour les animaux et pourraient provoquer une baisse de la production de lait. Car si l'herbe verte venait à manquer, les agriculteurs seraient obligés de nourrir les vaches avec du foin. Sauf que le foin "est moins qualitatif que l'herbe", prévient Aymeric Morel, un exploitant agricole.

Il prédit une perte d'au moins un ou deux litres de lait produit par vache, comparé à l'année dernière.

Article original publié sur BFMTV.com

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