Vrai ou Fake : les théories du complot liées à l’attentat de Charlie Hebdo

Pourquoi Saïd Kouachi a-t-il laissé sa pièce d’identité dans sa voiture ? Comment avoir commis une erreur aussi grossière ? Cette question a alimenté de nombreuses thèses du complot, relayées par Jean-Marie Le Pen dans les pages d’un journal russe. "La carte d’identité oubliée par les frères Kouachi me rappelle le passeport qui était tombé de l’avion en feu le 11 septembre. (…) L’exécution de Charlie Hebdo porte la signature d’une opération des services secrets", a-t-il affirmé à Komsomolkaya Pravda, dans un entretien publié le 16 janvier 2015. D’autres moyens d’identification possibles L’argument est toujours le même : la pièce d’identité a été déposée par des services de renseignement français ou étrangers pour désigner un faux coupable. Ce genre de théories revenait déjà lors des attentats du 11-Septembre. Cependant, il n’est pas rare de retrouver des pièces d’identité sur les lieux d’attentats. À Berlin (Allemagne) ou Nice (Alpes-Maritimes) en 2016, les terroristes ont eux aussi laissé des pièces d’identité, mais il y a toujours d’autres moyens d’identification. Pour les frères Kouachi, par exemple, les enquêteurs ont pu exploiter des empreintes digitales et des traces ADN. Interrogé sur ce point, un enquêteur a déclaré mi-septembre au procès des attentats contre Charlie Hebdo : "Est-ce qu’ils veulent se faire connaître et sont heureux de leur médiatisation ? Je pense que oui."