Quand voyager à l’étranger s’apparente à “passer par le chas d’une aiguille”

Photo Pixabay/cc

Après deux ans de crise sanitaire mondiale, les voyages internationaux sont de nouveau d’actualité et c’est l’occasion pour beaucoup de citoyens britanniques de s’apercevoir qu’il leur est nettement moins facile qu’auparavant de se rendre dans certains pays européens, note Nesrine Malik dans The Guardian.

Dans le classement des passeports les plus “puissants” du monde – c’est-à-dire ceux qui permettent de voyager vers un grand nombre de pays sans avoir besoin d’un visa –, le passeport britannique est passé, depuis le Brexit, de la première à la sixième place. Avec pour conséquence des difficultés que connaissent depuis longtemps ceux qui, comme Nesrine Malik, ont la malchance d’être ressortissants d’un pays qui se trouve placé tout en bas de la liste publiée chaque trimestre par le cabinet de conseil Henley & Partners.

“Chaque fois que j’ai l’occasion de prendre l’avion en même temps qu’un voyageur détendu qui arrive juste avant la fermeture de l’enregistrement et qui s’assied tranquillement pour prendre un petit-déjeuner complet alors que je deviens de plus en plus nerveuse, je le taquine à propos de ce que j’appelle le ‘privilège frontalier’.”

Délais interminables, procédures de contrôle…

“Seul un pays qui a toujours considéré la liberté de circulation comme un droit a pu y renoncer aussi facilement”, ironise la chroniqueuse. En ce qui la concerne, elle confie avoir le sentiment de devoir “passer par le chas d’une aiguille” avant d’être autorisée à entrer dans la plupart des pays du monde :

“Voyager est une épreuve en prévision de laquelle vous devez soigneusement vous préparer, rassembler des dossiers complets de pièces justificatives et dire plusieurs ‘Je vous salue Marie’ et Incha’Allah’.”

Aujourd’hui, avoir comme Nesrine Malik un passeport soudanais signifie qu’on peut voir ses demandes de visa traîner pendant des semaines et des mois au-delà de la date à laquelle on avait prévu de voyager. “Je n’ai pas pu me rendre à temps au chevet de parents malades, j’ai raté les anniversaires de certains amis et de membres de ma famille, et trop d’opportunités de travail et de formation pour que je tente de les énumérer.”

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