Vous mangez mal ? C’est (un peu) à cause de vos collègues

Johanna Amselem
·2 min de lecture

Des chercheurs américains ont analysé les réseaux sociaux de quelque 6 000 employés des hôpitaux généraux du Massachusetts et leurs choix alimentaires.

Le midi, votre cœur balance plus souvent vers un burger qu’une salade ? Ce n’est peut-être pas totalement de votre faute. Selon une étude américaine, les gens sont plus susceptibles d'opter pour des repas moins sains si leurs collègues choisissent également des plats plus gras.

Pour vérifier ce lien, des chercheurs américains ont analysé les réseaux sociaux de 6 000 employés du Massachusetts General Hospital et leurs choix alimentaires à la cantine pendant deux ans. Ainsi, ils ont découvert que les habitudes alimentaires (saines ou pas) étaient souvent influencées par les personnes avec qui le repas était partagé. Cette présence peut également engendrer une pression à choisir l’option la plus saine.

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Répéter les choix des autres

Au regard de ces conclusions, l’équipe suggère, par exemple, que les cafétérias pourraient proposer des offres de "deux salades pour le prix d’une" pour encourager les collègues à manger sainement. "Nous avons constaté que les individus ont tendance à refléter les choix alimentaires des autres dans leurs cercles sociaux, ce qui peut expliquer une façon dont l'obésité se propage à travers les réseaux sociaux", a déclaré l'expert en santé publique Douglas Levy du Massachusetts General Hospital. Avant d’ajouter : "Deux personnes qui effectuent des achats à moins de deux minutes d'intervalle, par exemple, sont plus susceptibles de se connaître que celles qui effectuent des achats à 30 minutes d'intervalle".

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Les chercheurs ont constaté que les gens exerçaient une influence les uns sur les autres. "Nous avons contrôlé les caractéristiques que les gens avaient en commun et analysé les données à partir de nombreuses perspectives, trouvant systématiquement des résultats qui soutenaient l'influence sociale plutôt que des explications sur l'homophilie. Les gens peuvent changer leur comportement pour cimenter la relation avec quelqu'un de leur cercle social", a expliqué le Dr Levy. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Nature Human Behavior.

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