Votre sommeil est sacré ? Voici les professions que vous devriez éviter en priorité

Wassila Djellouli
Journaliste lifestyle

Vous avez besoin d'une nuit de bébé pour vous sentir en forme et être performant au travail ? Une étude américaine révèle dans quelle(s) carrière(s) il ne faut surtout pas vous lancer, et vous donne un bon tuyau pour une vie professionnelle qui vous colle à la peau.

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Nos nuits sont de plus en plus courtes. En France, nous dormons une heure de moins qu'il y a une cinquantaine d'années, d’après une étude publiée par Santé publique France le 12 mars 2019. Si vous faites partie de ceux qui en pâtissent directement (bonjour cernes, mollesse et mauvaise humeur !), peut-être auriez-vous tout intérêt à construire votre vie professionnelle en fonction.

Médecins, policiers, transporteurs en dette de sommeil

Pour préserver votre capital santé et éviter les impairs, certains métiers sont dans votre cas à bannir, et d'autres à privilégier. Des chercheurs américains de Ball State University ont analysé les données sur le sommeil tirées de l’Enquête nationale sur la santé, réalisée sur 158 ​​468 actifs âgés de plus de 17 ans. Et ils ont observé d'importantes dettes de sommeil dans certaines professions.

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A commencer par celles du secteur médical, des transports, de la production, mais aussi de la protection. Les infirmiers, médecins, routiers, employés d’usine, ainsi que les policiers ou encore les militaires seraient donc nombreux à souffrir d’une carence de sommeil. "Bon nombre de ces professions sont liées aux services de santé, de bien-être et de sécurité de la population", ont conclu les chercheurs, plutôt interloqués.

Les travailleurs indépendants mieux lotis

Car ces secteurs impliquent de grandes responsabilités nécessitant de garder l'esprit vif et clair. Or, le sommeil est directement lié aux performances et à la productivité en journée, selon l’Institut national américain du coeur, des poumons et du sang. Dormir suffisamment améliore notre capacité à apprendre, à prendre des décisions et à résoudre des problèmes. En revanche, lorsque l’on est privé de sommeil, nous prenons plus de temps pour effectuer nos tâches et avons tendance à faire plus d'erreurs.

Mieux vaudrait donc éviter ces métiers lorsqu'on se sait très sensible à la privation de sommeil. Et peut-être se tourner vers un mode de vie plus adapté. Comme le travail indépendant par exemple. Selon l'étude, les travailleurs freelance présentent en effet les taux de privation de sommeil les plus faibles. Très certainement car ils peuvent définir eux-mêmes leurs horaires, et ainsi être davantage à l'écoute de leurs besoins.