Vote par correspondance : les sénateurs disent « non »

Par Valérie Peiffer
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Certains estiment que rétablir le vote par correspondance pourrait faire baisser l'absention.
Certains estiment que rétablir le vote par correspondance pourrait faire baisser l'absention.

Les Français pourront-ils voter par correspondance et par Internet lors des prochaines élections ? Non, répondent plusieurs sénateurs, sous la houlette de François-Noël Buffet, nouveau président de la commission des lois. Dans un rapport circonstancié, les élus de la chambre haute expliquent que « le vote par correspondance « papier » ne peut être mis en place pour les élections régionales et départementales de 2021, en raison du manque de consensus politique, des contraintes organisationnelles et des obstacles techniques ».

Pour eux, « les conditions ne sont pas réunies pour organiser ce type de vote, qui nécessiterait de revoir l'ensemble des procédures électorales et de sécuriser les voies d'acheminement des plis ». Il faudrait, par exemple, modifier l'organisation des scrutins. Auditionné dans le cadre de la mission, Jean-Philippe Derosier, professeur de droit constitutionnel, a ainsi pointé la nécessité d'espacer les deux tours de trois semaines pour garantir l'acheminement des plis. Un problème pour l'Association des départements de France (ADF), selon laquelle « il est essentiel d'éviter de trop espacer les tours de scrutin au risque d'accroître la démobilisation du corps électoral ».

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