Vote par anticipation pour la présidentielle 2022 : excédé, le Sénat rejette la mesure

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Les sénateurs ont rejeté très largement, mercredi en commission, un amendement surprise et vivement contesté du gouvernement, destiné à permettre le vote par anticipation pour l'élection présidentielle de 2022. Il prévoit entre autres l'installation de machines à voter, ouvertes dans certains bureaux une semaine avant l'élection. Une première en France, où l'on vote traditionnellement dans un isoloir le dimanche, et non pas avant ni après. De quoi excéder la Commission des lois et particulièrement la droite sénatoriale, pour qui le compte n'y est pas dans ce texte, ni sur le fond ni sur la forme.

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Une "volonté de passer en force"

Le sénateur LR Phillipe Bas a ainsi déploré au micro d'Europe 1 la méthode employée par le gouvernement. "Pour faire la loi, il ne faut pas improviser sur un sujet qui engage la démocratie, d'autant que l'élection présidentielle est la mère de toutes les élections. Sans concertation avec les autres partis politiques et sans avis du Conseil d'Etat, cet amendement du gouvernement est déjà dans la forme une sorte de volonté de passer en force", a-t-il jugé. 

Du côté du PS en revanche, on se montre plutôt favorable à l'idée, comme l'explique le sénateur Eric Kerrouche. "Sur la forme, c'est inacceptable, et c'est dommageable parce qu'en tant que socialistes, nous sommes pour le vote par anticipation. C'est un principe qui a montré sa force dans d'autres pays". Mais on regrette aussi ...


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