Vote anticipé : le gouvernement dépose un amendement et crée la polémique

Mercredi 17 février, le gouvernement a déposé un amendement au Sénat sur le vote par anticipation. "Il y a un engagement, dans le cadre de la campagne présidentielle. Cet engagement est réactivé, renforcé par la crise sanitaire, qui doit nous conduire à donner plus de moyens pour participer à l'élection", a déclaré Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres. L'exécutif provoque un tollé L'objectif affiché est de faire baisser l'abstention grâce à ce vote anticipé. Mais, en proposant ce dispositif à seulement un an et demi de la prochaine présidentielle, le gouvernement a provoqué un tollé. "Quand on touche à un mode de scrutin, encore plus pour une élection présidentielle, ce qui est bien, c’est d'en parler avant", a par exemple réagi Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, sur RTL. "Ils n'ont pas le temps d'instaurer la proportionnelle, mais ils ont le temps de magouiller un vote anticipé. Pour nous, c'est hors de question", s'est pour sa part agacée Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à la prochaine présidentielle, sur son compte Twitter.