Vote. Algérie : Une nouvelle Constitution pour un nouveau pays ?

Liberté (Alger)
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Les Algériens sont appelés aux urnes ce dimanche 1er novembre pour un référendum sur une nouvelle Constitution. Un projet censé répondre aux aspirations du Hirak mais qui peine à convaincre et à enthousiasmer alors que le pays est en pleine crise.

La campagne [sur le référendum constitutionnel du 1er novembre] s’est achevée comme elle a commencé : très timidement, sans engouement populaire et sans la participation des partis de l’opposition démocratique et du chef de l’État, bien que le projet figure parmi ses principales promesses électorales.

Le silence électoral s’impose donc à tous les acteurs impliqués dans cette campagne, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle était sans relief. Non seulement parce qu’elle s’est déroulée à l’ombre d’une crise sanitaire, pour l’heure principale préoccupation pour l’heure des citoyens, mais aussi parce qu’elle n’a pas réussi à susciter l’engouement populaire qu’aurait, en d’autres circonstances, provoqué un projet d’une telle importance. [Pour en savoir plus sur le contexte dans lequel s’organise ce référendum, lire ci-dessous]

Seul le oui avait droit de cité

Mais au-delà des raisons qui peuvent expliquer l’apparent faible intérêt des Algériens à ce rendez-vous, il convient de relever que, durant trois semaines, seuls les partisans du oui ont eu droit de cité. Ils étaient les seuls à être autorisés à animer des meetings et les seuls à avoir accès aux médias officiels.

Tous les autres partis, qui ont rejeté le processus ou souhaité opter pour le non, ont été réduits au silence. Et l’essentiel des animateurs de cette campagne en faveur du oui était composé des partis et autres associations qui constituaient la base politique et sociale de l’ère

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