"Vous avez voté contre": Macron attaque les positions de la députée Le Pen et des eurodéputés RN

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Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle, le 21 avril 2022. - AFP
Emmanuel Macron et Marine Le Pen lors du débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle, le 21 avril 2022. - AFP

Moyen de parer aux critiques du bilan du quinquennat écoulé? Emmanuel Macron s'est montré très offensif ce mercredi au cours du débat d'entre-deux-tours, fustigeant à plusieurs reprises les votes de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale, élue députée du Pas-de-Calais en 2017, ainsi que des positions défendues par les eurodéputés du Rassemblement national (RN).

· Le "bouclier" tarifaire sur l'énergie

La joute n'avait commencé que depuis une dizaine de minutes. Alors que les candidats débattaient de la première thématique tirée au sort, le pouvoir d'achat, Emmanuel Macron a rappelé la mesure de "bouclier" tarifaire mise en place par le gouvernement pour lutter contre la très forte hausse des prix de l'énergie, et l'opposition de Marine Le Pen à ce dispositif.

"Je veux proposer de baisser, de manière pérenne, pas des chèques, pas des tickets de rationnement, la TVA sur l'énergie", a défendu Marine Le Pen, considérant que "l'énergie est un bien de première nécessité". 876450610001_6304539120001

Sur le pouvoir d'achat, disant avoir entendu la "colère, (les) cadddies qu'on n'arrive plus à remplir, (les) fins de mois difficiles" au cours de ses déplacements, Emmanuel Macron a insisté sur ce "bouclier" mis en œuvre par le gouvernement sur les prix de l'énergie, qui "a consisté à bloquer les prix sur l'électricité et le gaz", déclarant vouloir le "maintenir aussi longtemps que la crise est là".

"C'est deux fois plus efficace que la baisse de la TVA" prônée par Marine Le Pen, a assuré le président-candidat. "Vous avez voté contre ce bouclier énergétique", a tancé Emmanuel Macron.

Quelques minutes plus tard, Emmanuel Macron est revenu à la charge. "Je suis content d'apprendre que vous le maintenez (le blocage des prix, NDLR) mais vous avez voté contre, pourquoi?", a ironisé le sortant.

"Parce que je souhaite changer le système de fond en comble, je veux restituer aux Français des prix de l'énergie qui sont la conséquence de l'investissement de leurs parents. (...) Si nous avions des prix régulés comme nous les avions antérieurement, nous serions beaucoup moins sensibles à l'évolution que nous vivons aujourd'hui des prix de l'énergie", a estimé la candidate d'extrême droite.

· Les sanctions contre la Russie

"La seule sanction avec laquelle je suis en désaccord, c'est le blocage de l'importation du gaz et du pétrole russe, parce que je pense que ce n'est pas la bonne méthode", a assuré Marine Le Pen mercredi soir, concernant les sanctions visant la Russie après le début de l'invasion de l'Ukraine, se disant favorable à l'aide à l'Ukraine.

"Je prends note des positions de Mme Le Pen, qui ne correspondent pas aux positions que votre parti et vos parlementaires défendent au Parlement européen - qu'il s'agisse de protéger les Ukrainiens quand ils viennent sur notre sol, comme des sanctions additionnelles après le premier paquet, comme de l'aide à l'Ukraine d'ailleurs à laquelle vous vous êtes aussi opposée, l'aide financière", a ensuite taclé Emmanuel Macron.

Marine Le Pen a répliqué que c'était "faux", avant qu'Emmanuel Macron ne pointe les liens entre la candidate du Rassemblement national et la Russie, l'accusant de "dépendre du pouvoir russe".

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Le locataire de l'Élysée avait déjà critiqué la position des parlementaires européens RN sur le vote de certaines sanctions contre la Russie, deux jours avant le premier tour de l'élection présidentielle. Il avait fustigé "l'absence coupable de tous les parlementaires du Front national au Parlement européen quand il s'est agi de sanctionner la Russie", sur les ondes de RTL.

Interrogé sur ce point sur BFMTV la semaine passée, l'eurodéputé et président par intérim du RN Jordan Bardella, avait riposté, disant avoir "voté la résolution globale qui réclamait des sanctions contre la Russie et qui condamnait avec la plus grande fermeté l'agression", mais pas l'octroi d'un prêt à l'Ukraine de plus d'un milliard d'euros, mi-février. Jordan Bardella avait indiqué que c'était "une semaine avant l'invasion" et que ce choix avait été fait en raison d'après lui de "la corruption qui touchait le pouvoir ukrainien" selon "la Cour des comptes européennes".

· Le "quoi qu'il en coûte" du Covid-19

Accusé par Marine Le Pen d'être "le président qui a créé 600 milliards de dettes supplémentaires, dont les deux tiers n'ont rien à voir avec le Covid", Emmanuel Macron s'est inscrit en faux, répliquant que "la dette Covid, c'est 600 milliards de dettes". "Je l'assume totalement", a-t-il ajouté.

876450610001_6304542084001 "La vie de nos commerçants, de nos artisans, c'est ça la dette Covid. Vous avez voté contre. La députée Le Pen a voté contre", a accusé le président-candidat, sous les dénégations de sa rivale.

"Le premier confinement, j'avais proposé des fonds propres à tous les TPE-PME (...) vous avez fait le choix d'un certain nombre de prêts, des PGE (prêts garantis par l'État, NDLR), qui aujourd'hui doivent être remboursés par les entreprises, qui n'y arriveront pas, beaucoup mourront", a rétorqué Marine Le Pen.

Article original publié sur BFMTV.com

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