Les volcans : un spectacle dangereux

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À la surface de notre planète, il y a plusieurs centaines de volcans en activité et chaque année les géologues enregistrent entre 30 et 50 éruptions plus ou moins importantes. Lors de l’éruption, les volcans offrent un spectacle à couper le souffle, mais se révèlent très dangereux pour la population avoisinante. Il y a plus de 2000 ans, la ville de Pompéi et sa population est décimée par le Vésuve au sud de l’Italie, alors qu’en 1883, le volcan Krakatoa en Indonésie fait des dizaines de milliers de victimes. Afin de comprendre ce phénomène naturel de notre planète, nous allons nous interroger sur leur formation, leurs différentes formes et leur répartition à la surface du globe.

Le mécanisme des éruptions

Depuis des millions d’années, le relief terrestre est façonné par les éruptions volcaniques. Lorsqu’un volcan se réveille et entre en activité, c’est sous la croûte terrestre, à environ dix mille mètres de profondeur que le phénomène entame son voyage vers la surface. Dans les points extrêmement chauds, la roche est à l'état liquide. C'est le magma qui, sous l’effet de la pression de l’écorce terrestre, est poussé vers la sortie. Le magma avance lentement dans les fissures apparues à la suite du mouvement des plaques tectoniques. C’est par ce conduit, que les géologues appellent « la cheminée », que le magma sort en projetant les cendres, la vapeur d’eau ou de petites roches solidifiées. Une fois que le magma atteint la surface, on l’appelle la « lave ».

Les volcanologues distinguent deux grands types d’éruptions : effusives et explosives. Une éruption effusive se produit lorsque la lave s’écoule du volcan en dehors du cratère plus ou moins lentement. Il est impossible d’arrêter la lave qui détruit tout sur son passage.

Au contraire, l’éruption explosive se traduit par des séismes et par la projection de roches autour du cratère et de grandes quantités de cendres dans l’air. Ce type d’éruption présente un grand danger : la vitesse du phénomène prend souvent de court la population qui n’a pas le temps d’évacuer les environs du volcan.

La plupart des volcans se situent au fond des océans et se forment dans les zones où deux plaques tectoniques s’éloignent l’une de l’autre (zone de rift). Plusieurs îles se sont formées de cette façon, comme l’archipel des Iles Canaries ou celui du Cap-Vert.

Dans les zones où deux plaques tectoniques sont en zone de subduction, c’est-à-dire quand elles se dirigent l’une vers l’autre, le magma, en remontant à la surface, forme les volcans.

Mais il existe également les zones dites « étranges » où les volcans apparaissent au milieu d’une grande plaque tectonique. Ces « points de feu » ou « points chauds » sont rares et les scientifiques cherchent toujours les explications concernant leur formation, car ils se situent au centre d’une plaque. C’est le cas des volcans sur les îles d'Hawaï, le Piton de la Fournaise sur l’île de La Réunion ou encore le volcan du mont Cameroun.

La ceinture de feu

98 % de volcans de la planète se situent au bord de la plaque pacifique que les scientifiques appellent « la ceinture de feu du Pacifique ». Les volcans sont alignés le long de cette plaque entourant l’océan sur 40 000 kilomètres. Ainsi, on trouve de nombreux volcans le long de la côte ouest du continent sud-américain (Pérou, Chili), en Amérique centrale (Mexique), en Asie (Japon, Philippines, Indonésie), et en Océanie le long des failles de Tonga et Kermadec au nord de la Nouvelle-Zélande.

Du côté de l’océan Atlantique, on trouve les volcans au niveau des dorsales océaniques (Iles Canaries et les îles du Cap-Vert).

En Europe, deux régions se distinguent par leurs volcans actifs : l’Italie et l’Islande. En Italie, le Vésuve qui surplombe la ville de Naples est une menace permanente pour la population qui est souvent amenée à évacuer. Par ailleurs, le Stromboli, au nord de la Sicile, émet régulièrement de grandes quantités de lave dont la dernière coulée s’est produite en 2019.

En Islande, de nombreux volcans en activité entrent en éruption d’une manière très fréquente. Les Islandais et les Européens se souviennent encore de l’éruption de l'Eyjafjallajökull, au printemps 2010. Le volcan a expulsé une gigantesque quantité de cendres provoquant l’arrêt du trafic aérien en Europe pendant plusieurs semaines.

Les « super volcans »

Les géologues ont également découvert des volcans qui, lors de l’éruption, peuvent projeter d’énormes quantités de lave et de cendres. D’une manière générale, un volcan rejette environ 1 km³ de lave et de cendres. À titre d’exemple, le Pinatubo aux Philippines, lors de son éruption pendant l’été 1991, qui est considérée comme la plus grande éruption du XXe siècle, a rejeté 10 km³. Pour un super volcan, ces projections de cendres et de pierre ponce peuvent aller même entre 1 000 et 3 000 km³, une quantité largement suffisante pour couvrir un territoire grand comme la France !

Il existe au moins deux« super volcans » répertoriés dans le monde. Au centre du lac Toba sur l’île de Sumatra en Indonésie se trouve un monstre dormant : lors de sa dernière éruption, il y a 73 000 ans, il a émis des cendres qui ont bloqué le rayonnement solaire dans l’atmosphère terrestre, plongeant ainsi la planète entière dans une période froide connue comme « l’âge glaciaire » qui a duré 1000 ans.

Aux États-Unis, dans le Parc national de Yellowstone, se trouve un « super volcan » que les scientifiques surveillent de très près. Durant l’histoire, ce volcan est déjà entré en éruption trois fois modifiant considérablement le relief de l’ouest du continent américain. Si ce volcan entrait en éruption, la quantité de projections pourrait couvrir le territoire entier des États-Unis et la température à la surface du globe pourrait baisser de 10 °C pendant 10 ans, menaçant ainsi d’extinction de nombreuses espèces animales et végétales.

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